[SYLPHE] Dans les poches d’un Sorciéron…

Je suis un sorciéron indiscipliné-ciéron. Comprendre par là que généralement, mes affaires sont toutes en vrac dans mon sac ordinaire. Mis à part un « crane bag » qui regroupe des éléments en lien avec certains esprits et/où un taf particulier en cours (contenu que je ne montre pas, sauf rares exceptions), le reste de mon « matos » se trouve pêle-mêle avec mes affaires ordinaires, ce qui génère des « Et meeeerde, j’ai perdu mon pass Navigo ! » (phrase récurrente, suivie de quelques minutes de recherches fiévreuses avant de découvrir que non, il est soigneusement rangé, pour ne pas le perdre, dans la poche du sac de mon tambour, pour la plus grande exaspération de mes coreligionnaires… Pardon les gars.) « Merde, je sais plus ce que j’ai foutu de mon flacon d’ocre ! » Au fur et à mesure de mes pérégrinations, j’accumule toutes sortes de trouvailles dans mon sac : mousse, petits os, cailloux etc. Du coup, quand j’arrive au travail le lundi matin, c’est toujours un joyeux bordel entre mes affaires regular, et la boussole / cran d’arrêt / allume-feux / encens.

Le matos le plus important, celui à avoir toujours sur soi, c’est à mes yeux plutôt du matériel « de bon sens » : boussole, couteau, allume-feux, cordelette. Suivant mes déplacements, j’y ajoute une lampe frontale, une lacrymo, une trousse à pharmacie -avec couverture de survie, pince à tiques, par exemple. Parce que si vous vous savez que vous êtes en accord avec les énergies bienveillantes de la Terre-Mère (sarcasme), les tiques, elles, ne sont pas au courant, et que la maladie de Lyme, c’est de la merde.

Finalement, après le mois d’août passé à courir après mes affaires, j’ai utilisé un reste de laine qui m’avait servi pour un autre projet pour crafter un pochon un peu plus grand histoire de rassembler mon merdier (ou au moins essayer). J’avais déjà un pochon pour mes runes que j’avais acheté chez Claire, mais celui là, il était important que je le fabrique moi-même. La bête a été fabriquée avec de la laine de base et de la fat über laine des Ateliers de l’Awen qui déchire sa race (celle qui est bleue/jaune/verte etc).

Le pendentif date d’il y a 10 ans. Je l’avais acheté quand je faisais ma prépa en Bretagne. J’avais fait un rêve où je portais un médaillon avant de tomber sur celui là dans une boutique, l’exacte reproduction de celui que je portais dans mon rêve. (Y’avait un mec tout chelou genre habillé à la scandinave qui me disait « on ne tue pas les porteurs de ce signe, en désignant mon médaillon. J’avais trouvé ça marrant.)
Je vais tâche de me discipliner et de mettre toutes mes affaires au même endroit. Dont ma « pierre de foyer » et mes perles de prières. La pierre de foyer c’était un délire de l’époque où je jouais à World of Warcraft, elle sert à revenir « chez soi », et j’en avais faite une en pâte fimo et je l’utilisais dans le cadre de certaines de mes pratiques. C’est toujours plus ou moins le cas. (Perte de crédibilité : 50 points à votre réputation). Quant aux perles, j’ai beau en fabriquer des très belles en pierre, je préfère utiliser celles en bois, toutes bêtes, pour la simple et bonne raison qu’elles me servent pour tout le monde, et que je les trimballe en toutes circonstances, y compris au lit. Autant qu’elles ne soient pas fragile, mon matos ayant intérêt à être tout terrain.
S »y ajoutent toutes sortes de merdier. J’avais au départ brodée une pochette pour les rêves, mais en fait, je m’en sers davantage pour ranger plantes et encens. J’ai pas assez de discipline pour avoir des pochettes pour chaque pratique, des carnets pour tel ou tel type de récit, des colliers réservés à ci ou à mi. Pareil pour le couteau, par sa lame courbe, il sert surtout à couper les plantes etc, mais en fait, j’ai souvent uniquement le Muela offert par mon père, qui avait la manie de m’offrir des couteaux de là où il allait en voyage. Parfois je rajoute un canif etc. Un jour je vais me faire contrôler par un flic et j’aurai des ennuis. L’encens c’est bien pratique, mais j’avoue que j’en ai rarement spontanément sur moi.

(And now you shall see Odin)

Parmi les bricoles que je mets dedans, des baumes, des os, des trucs ramassés sur le bord des chemins (plus mes poches, souvent pleines de détritus que je ramasse quand je suis en forêt ou sur la plage. Parfois, contribuer à nettoyer un peu l’endroit de la saleté déposée par les humains, c’est les meilleurs offrandes. Il n’y a pas forcément besoin d’avoir toutes sortes de trucs sophistiqués. D’autant que certains Esprits des Lieux n’aiment pas trop qu’une personne surgit de nulle part se mette à faire des offrandes spontanées etc.) Avoir un ou deux cathéter c’est pratique quand on doit prendre du sang, c’est plus simple et plus « sécuritaire » que les couteaux. Généralement j’en ai deux, cela permet d’en passer un à quelqu’un si besoin. Evidemment, ils sont à jeter après usage : on n’utilise pas de cathéter déjà utilisé (sauf si on le garde strictement pour soi) si on les passe à quelqu’un d’autre. On remet la canule après usage et on le jette. (Risques HIV / hépatites, toussa… Je sais je suis reloue avec ça, mais malheureusement, c’est une donnée qui tend à être de plus en plus zappée à l’heure actuelle.)

Et sinon, des huiles / baumes / onguents de fabrication perso. De l’ocre et autres. (PAs tout en même temps, c’est suivant les périodes, l’inspiration et les nécessités du moment…)

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[Odin Project #28] Si par une nuit d’hiver un Voyageur…

Une anecdote marrante, sans importance ni signification particulière. Juste des coïncidences qui font sourire après coup. 
Note : Le titre de l’article est emprunté au titre d’un roman d’Italo Calvino.

Automne ou Hiver 2004, le soir dans une rame de RER. Nous bavardons, une amie et moi, de tout et de rien. Un arrêt, un type monte. Un semi-vieux. La rame est pratiquement vite. Je me souviens très bien du moment où je l’ai vu monter, avec son chapeau foncé et son pardessus bleu marine qui flottait. Un grand type, aux cheveux gris et courts avec des yeux bleus perçant qui a parcouru la rame du regard.
Et je me suis mise à penser que non, non, à tous les coups, il allait venir se mettre à côté de nous. Et qu’il en était hors de question. Quelques secondes avant de détourner les yeux, la méthode que nous sommes nombreuses à connaître dans les transports, pour ne pas avoir de problèmes, ou quand il est tard, parce que l’on en a marre du « Salut, t’es/vous êtes charmante/s ». C’était raté. Du coin de l’œil, j’ai vu le type esquisser un demi-sourire et se diriger vers nous. « Bonsoir » a-t-il dit avec un grand sourire. Nous avons maugréé « bonsoir », peu disposées à entamer une discussion avec un inconnu. Il s’est assis en face de moi, juste à côté de l’amie.
Et s’est à nous poser des questions, en vrac. Lesquelles je ne m’en rappelle plus. En revanche, je sais qu’il a parlé de livres et nous a demandé si nous lisions, nous a félicité pour la réponse affirmative. Il a ajouté mélancolique que ca devenait rare. Il répétait régulièrement « Vous me suivez n’est-ce pas ? »
Au bout d’un moment il a dit qu’il aimait bien monter dans les trains et aller au hasard pour parler avec des gens, que c’était souvent intriguant et qu’il n’y avait pas de hasard. « Je voyage, sans raisons précises. » a-t-il dit. Il m’a désigné du doigt rapidement, hilare. « Vous quand je suis monté, j’ai tout de suite senti que vous ne vouliez pas que je vienne ? » « Oui. »  « C’est pour cela que je suis venu. C’est bien, au moins vous êtes honnête. C’est préférable. » Il a parlé avec l’amie. Et au bout d’un moment, je me rappelle lui avoir demandé « Vous faites quoi comme métier ? »
Il m’a regardé, a sourit, et a répondu d’un ton laconique « Oh, beaucoup de choses. Oui. Vraiment beaucoup de choses. C’est difficile à dire. » « Nan, mais globalement » ai-je insisté. Il était soudainement devenu vital pour moi de savoir ce que ce curieux bonhomme faisait dans la vie. « Disons que je m’occupe principalement des anciens combattants. » « Comment ca ? Vous travaillez dans une association ? » « Non, pas exactement, bien que oui, ca pourrait être ca, enfin, disons que je les protège, je m’assure que chacun d’entre eux est bien récompensé pour ce qu’il a fait. Ce n’est pas tout, mais c’est ma principale occupation, on pourrait dire que c’est mon métier. » Il s’est tu et a dit « J’aime bien cette image d’une association. Oui… »
Il se marrait.
Je me souviens aussi qu’à un moment, il a dit en souriant « Je suis moitié fox-moitié chat. » comme si c’était une énigme, une blague ou un peu des deux.
Et puis « C’est là que je descends. » comme on approchait d’une gare,  « J’ai été ravi de pouvoir bavarder avec vous deux, c’était intéressant. Continuez à lire, on se recroisera sûrement, oui, oui… »
Le gars a levé son chapeau pour nous saluer puis il est descendu.

[Odin Project #20] Un dieu solitaire ?

Fritz Hegenbart

Je me souviens précisément du moment où, en voyage sur l’île de Samsø avec le Loup, nous avons eu cette conversation, autour de pizzas et de bières dans une échoppe de Nordby, après avoir parcouru le labyrinthe. On discutait de mythologie nordique -comme souvent entre nous- et au fur et à mesure de la conversation, je me suis retrouvée à penser qu’Odin était finalement un dieu bien solitaire.

J’aurais sans doute un peu de mal à restituer le cheminement exacte de ma pensée -la bière n’était pas terrible, mais on s’était levés à l’aube pour prendre le ferry. Ouh, les vilaines excuses- mais je vais essayer. Je pensais aux déplacements que font Loki et Thor, qui voyagent ensembles plusieurs fois notamment pour aller récupérer le marteau de ce dernier -dans le Chant de Thrym- ou pour aller chez Útgarða-Loki. Aux façons dont sont présentées, introduites toutes ces déités. A leur entourage. Pour au final en venir à la conclusion, entre deux gorgées de bières et quelques gouttes de pluie, que Le Vieux avait surtout l’air d’être seul. Même s’il effectue quelques déplacements accompagné -comme dans le Reginsmál– la plupart du temps, il est seul, avec un but précis. Il se retrouve à se trimbaler partout, en mission. La plupart du temps, ses voyages ne sont pas une sinécure : il certes récupérer l’hydromel -et occupe trois nuits de manière fort agréable avec Gunnlöd- mais il risque sa peau quand même. Et au passage, il y aurait pas mal à dire sur cette histoire avec Gunnlöd, mais bref, passons pour cette fois. Il va faire son battle d’énigmes avec Vafþrúðnir, seul, et là aussi, il risque sa peau. Vous me direz, il n’est pas obligé d’y aller. Peut-être, peut-être pas, après tout.

Il n’est pas présenté comme spécialement proche des autres déités : on le voit parfois interagir avec Frigg, mais leur relation est présentée comme plus ou moins conflictuelle, suivant ce que j’ai pu lire (plus vraiment la source en tête). Thor est son fils, mais -si je ne dis pas de bêtises hein, comme toujours- le seul moment où on les voit tous les deux, le Vieux est déguisé, et Thor et lui se querellent. Lui et le mari de Freyja, Óðr, sont parfois rapprochés ou même considéré comme étant la même déité, mais Óðr disparaît de toutes façons peu de temps après le mariage.
Finalement, à part Sága (on dit qu’ils boivent ensembles et partagent des histoires) et Loki -qu’elles soient conflictuelles ou non-, je n’ai pas l’impression qu’il est fait mention d’interactions fréquentes avec les autres.
Alors, oui, oui, Hermód voyage bien tout seul vers Helheim pour présenter une requête à Hel, oui, les autres vaquent aussi à leurs occupations, mais si on considère qu’il est souvent présenté comme « le chef » des Ases, il est bigrement distant : parce que justement il est le chef ? Parce qu’il se trouve dans l’obligation d’accomplir un certain nombre de tâches ? Parce qu’il a accès un certain nombre de connaissances qui l’éloigne des autres ? Parce qu’il possède aussi très lié à la mort ? (Les autres déités qui sont rattachées explicitement à la mort me paraissent aussi, isolée / indépendante, bref, évoluant en marge des autres). Un peu de tout cela ?

Même dans les réactions / perceptions des gens, disons que parmi les Ases, j’ai l’impression qu’il n’y a que Loki qui suscite autant d’ambivalence / méfiance / passion, etc. Les gens sont rarement neutres à leur sujet. (Oui j’inclue Loki dedans, rapport à la Gylfaginning, « toussa » comme dirait l’autre. Après, c’est un sujet dont il est sans doute possible de débattre des heures).

Je n’ai pas de réponses précises, et d’une certaine manière ce n’est sans doute pas très important, juste des vagabondages d’esprits sur une petite île danoise, par un jour ni beau ni laid d’un mois d’août qui aurait pu être comme un autre. 

[Odin Project #15 / PBP] W – Wanderer

Auteur inconnu

L’un des aspects les plus connus d’Odin est sans doute celle d’un dieu voyageur. Plusieurs de ses heiti sont corrélés à cet aspect que l’on peut considérer sous deux angles : le voyage « physique » mais aussi le voyage chamanique, qui s’effectue sous forme de transe.

Premièrement, voici un  -très- bref aperçu -non exhaustif- de ses identités et de ses voyages/interventions.

* Gangleri, dans la Gylfaginning, à la rencontre du roi Gylfi.
* Bölverk, quand il se rend chez Suttung pour récupérer l’hydromel -et qu’il séduit au passage Gunnlöd. Cette histoire est mentionnée plusieurs fois dans les textes, notamment dans le chapitre 2 du Skáldskaparmál [pour raconter l’origine de la poésie].
Hárbarðr, dans le fameux Hárbardsljód. Odin est déguisé en passeur et se chamaille avec Thor, en profitant pour se vanter de ses prouesses sexuelles.
Hrani dans la saga de Hrólf Kraki.
Grímnir, entre autre dans le Grímnismál.
* Vegtam, dans les Baldr Draumar, quand il va interroger la völva morte à propos de la destinée de son fils.

Dans un premier temps, j’ai tenté de séparer ce qui m’apparaissait relever de la catégorie des voyages « physiques » et ce qui me semblait être davantage de l’ordre du voyage « chamanique » avant de me rendre compte que ce n’était pas un angle très pertinent : par exemple, dans le Grímnismál, si d’un premier abord, le voyage semble se faire sur le plan « physique », ce que subi Odin, qui se retrouve pendu entre deux feux etc, n’est pas sans rappeler ce qui est dit dans le Rúnatal (la partie du Hávamál où il raconte la découverte des runes) et qui pourrait être rapproché d’une initiation chamanique.

Peu importe le voyage, il semble y avoir toujours un but : Odin ne voyage pas forcément pour le plaisir (bien qu’il puisse en prendre à l’occasion), il y a une raison, quelque chose qu’il essaie de changer ou d’influencer. Des informations qu’il se doit de trouver pour exercer ce changement ou cette influence. C’est flagrant dans les raisons qui le poussent à aller voir le roi Geirröth dans le Grímnismál. Pareil pour les Baldr Draumar, etc. De ce point de vue là, par exemple, le Hárbardsljód est relativement à part.

On constate que les voyages qu’il effectue se font sous une identité d’emprunt, masquant, du moins en apparence, son identité véritable. S’y ajoutent parfois un déguisement physique. On peut y voir un renforcement de cette volonté d’action conjuguée à l’obligation de ne pas se faire « remarquer », en tout cas, pas au début du processus, ce qui possède un sens, et physiquement, et chamaniquement (il est intéressant de considérer le nom de l’Arbre-du-Monde, Yggdrasil, soit « coursier de Ygg », et de regarder sa monture, Sleipnir, ce qui fera peut-être l’objet d’un autre article).
Le changement de forme a lieu à plusieurs reprises [changement de forme qui demeure néanmoins parfois humaine, comme lorsqu’il va séduire Rind et que, pour la piéger -ainsi que son père-, il prend l’apparence d’une vieille femme, entre autres. Cet épisode est raconté dans la Geste des Danois de Saxo Grammaticus], par exemple dans le cas où il va récupérer l’hydromel, et se change en serpent pour percer la montagne, ou dans le chapitre 7 de la Heimskringla intitulé Magie d’Odin, quand il est dit :

Odin avait le pouvoir de se métamorphoser. Son corps gisait alors comme endormi ou mort, tandis qu’il était lui-même oiseau ou animal sauvage, poisson ou serpent, et qu’en un clin d’œil il se rendait dans des pays lointains pour ses propres affaires ou pour celles d’autrui.

Au long des textes, il apparaît que la rencontre avec Odin s’avère souvent fatale pour nombre de ceux qui croisent sa route : c’est le cas pour Geirröth qui finit empalé sur son épée, pour Hrólf Kraki, pour les géants qui l’embauchent sous le nom de Bölverk. La mort et le voyage se trouvent fréquemment corrélés, ce qui est d’une certaine manière amusant si l’on prend en considération le fait que l’imagerie « populaire » le représentent souvent vêtu d’une cape bleue ou noire dans ces moments là. Hors dans cette mythologie, le bleu -et le noir- sont en lien étroit avec la mort, rien à voir avec la connaissance. Ceci étant, ce dernier point est un plus un détail qu’autre chose.

Sources :
L’Edda poétique, traduction Régis Boyer
L’Edda, récits de mythologie nordique, traduction de François-Xavier Dillmann
Histoire des rois de Norvège, traduction de François-Xavier Dillmann


[PBP] S – Le Sexe

Auteur inconnu

(Un peu en vrac… j’ai pas les idées forcément très organisées)

Le sexe est un sujet plutôt absent, un peu comme la douleur d’ailleurs. Quand il en est fait mention, on a l’impression que c’est soit un aspect hyper technique niveau pratique, soit un outil et basta.

Premièrement, je distingue ce qui est souvent désigné par le terme « magie sexuelle », et le sexe, purement et simplement. Ce ne sont que mes impressions, mais quand il y a des étiquettes « magie sexuelle », j’ai souvent la sensation qu’on tombe dans le rituel à la con « pour s’attacher un partenaire pour la vie », « pour qu’il reste fidèle » comme si baiser était une recette de détartrant naturel. Allons-y, et classons la magie par couleur aussi, ca vous dit, un joli nuancier de fil à broder DMC ? Soyons sérieux deux putain de minutes, ces histoires de magie rouge, blanche, noire, jaune devant et marron derrière, c’est de la merde.
Certains iront vous parler des dangers qu’il y a à vouloir s’attacher quelqu’un ou le charmer grâce à des rituels. Attention à votre karma, au triple retour, au poulailler des voisins… Ce que j’ai observé, c’est qu’à chaque rituel, vous renforcez un lien, et qu’au bout d’un moment, l’effet se dissipe. Pour que cela fonctionne, il faut augmenter la charge à chaque nouvelle tentative. Comme une drogue. Et comme avec une drogue, vous deviendrez accroc, et le jour où vous voudrez décrocher, bonjour les dégâts. Après, faites comme vous voulez, c’est votre tronche et c’est pas mon problème.

Il n’y pas besoin de faire du tantrisme ou de mettre sur pied des rituels sophistiqués, j’ai même tendance à dire, au contraire. Sur la question de « la vraie magie c’est de faire l’amour avec une personne que l’on aime » ou « il n’y a pas besoin d’être amoureux », je ne pense pas qu’il y ait une réponse définitive. Parfois vous aimez la personne et c’est merdique. Parfois c’est de l’attirance et ca fait des étincelles, bref, ca dépend de paramètres variables, y compris suivant les moments, pas uniquement en fonction des partenaires. La seule et unique base, à mes yeux c’est : « Entre adultes. Consentants. » Après, faites ce que vous voulez, comme vous voulez, avec qui voulez, et aussi nombreux que vous voulez. Je ne crois pas non plus qu’il faille un pôle biologique (on va dire ca comme ça) féminin et un masculin.

Niveau pratique, on peut utiliser (j’aime pas ce mot, mais je n’en ai pas d’autres) l’acte sexuel (quel qu’il soit) pour provoquer une transe. J’aurais du mal à l’expliquer, mais la base de chaque transe est une question d’alignement, alignement qui est ensuite décomposé et qui permet de voyager. Si on regarde disons, le filage, la poterie au tour et le tambour et le sexe, on peut trouver une base commune : on démarre centré, et on déploie le mouvement, sa répétition créant une espèce de vibration sur laquelle on « navigue ». S’il n’y a pas de centrage, ca part en vrille et le fil se casse, la terre se façonne de travers et tout s’affaisse, au tambour on fait du random dans sa tête, etc. D’une certaine manière, la représentation des neuf mondes nordiques avec Helheim en bas et Asgard en haut, j’ai du mal : pour moi, ils sont tous centrés, et plus ou moins imbriqués. (Il y a des années j’avais fait un rêve où je trouvais une espèce d’objet métallique composé de neuf anneaux réunis en leurs centres, j’y ai repensé l’autre soir.)
Si on additionne disons, sexe et douleur, on peut créer une sorte de détonateur, même si je serais vraiment bien en peine d’expliquer comme cela fonctionne : si je devais employer une image, je dirais que c’est comme retordre deux fils ensembles pour une confectionner un plus costaud.

Ca permet aussi, dans certains cas, de rediriger l’énergie vers un but, suivant les actes, on peut plus ou moins modeler l’énergie avec des ajouts additionnels (souffle, chant, etc.).

Fin du côté technique un peu brouillon.

Pour le reste, quoi dire ? Pas grand chose. Un pas grand chose sans doute plus important que tout le reste mentionné ci-dessus.
Je ne crois pas qu’il y ait un amour pour les chats, un amour pour son conjoint et un pour les Déités. C’est le même à mon avis. Et toujours à mon avis, parfois c’est un peu le bordel, tout se mélange. Sauf que chut, faut pas le dire.
Il est souvent question de la vie quotidienne, et que les actes de cette dernière peuvent aussi être une dévotion : faire la vaisselle, ranger, se laver. Je rajouterais aussi le sexe. Le sexe peut être aussi une forme de dévotion (qu’il y ait de l’amour dans l’acte pur ou pas, même si je considère que l’acte de dévotion est de toutes façons une forme d’amour). Si vous arrivez à faire des petites cases et à aimer votre conjoint de 20h à minuit, vos ami/e/s de 15h à 18h et vos Dieux de 9h à 12h, comment dire… au secours ?

Expo Viking, Musée National de Copenhague

Nous avons été passé quelques jours au Danemark avec Ulvaten, et à Copenhague, se tient actuellement l’expo Viking (jusqu’au 17 novembre 2013).
Voici quelques photos de l’exposition, par contre, je suis désolée, je n’ai pas pensé à noter la description de chaque objet (ou à la prendre en photo). Il n’y a donc pas toujours de descriptifs -en tout cas pertinents, pardon pour le côté Master of Obvious de certaines. Pour voir l’image dans d’autres tailles, cliquez dessus.

PHOTOS PERSONNELLES, MERCI DE NE PAS COPIER OU REPRODUIRE SANS AUTORISATION.

Ornements de costumes, perles, broches.

Bracelets, bagues, bractéates (au fond une épée)

Le collier est un ornement funéraire féminin. Vers 1050-1100, Kjuloholm, Kjulo, Finlande.
Les bagues datent du IXe siècle et ont été trouvées au Danemark, dans le Jutland.

Pointes de lance.
Celle du haut a été trouvée en Angleterre et date du XIe siècle (58cm).
Celle du milieu, en fer et en argent a été trouvée en Angleterre (pas de datation, 38 cm).

Crâne d’homme (900-1050) ayant les dents limées trouvé dans une tombe à Kopparsvik, dans le Gotland (Suède). On ignore pourquoi il avait les dents limées de la sorte, mais de nombreux crânes présentant la même particularité ont été trouvés. L’hypothèse que ce soit une distinction pour certains marchants ou guerriers à été soulevée.

L’ancêtre des ciseaux et un anneau avec des marteaux de Thor, Xe siècle (fer et cuivre).

Epées -non sans blague- (entre le IXe et le Xe siècle)

Epée à double tranchant, portant l’inscription VLFBERHT (on est bien avancé), 800-950. Peltomaa, Häme, Finlande.

Contrairement à l’imagerie populaire répandue notamment au XIXe siècle, les casques vikings n’étaient pas pourvus de cornes ou d’ailes.

Pointe de lance avec incrustation d’argent, XIe siècle, Tampere, Finlande

Reconstitution de costumes (de mémoire du XIe siècle)

Figurine représentant probablement Odin sur Hlidskjalf, avec Hugin et Muninn. Le lien entre Odin et la magie féminine (seiðr) peut expliquer le fait qu’il porte des vêtements féminins. L’hypothèse que cette figurine pourrait représenter une völva a également été soulevée. (800-1050, Lejre, Seeland, Danemark)

Tambour rituel (impossible de retrouver mes notes à son sujet, ouin)

Amulettes avec le marteau de Thor, à peu près à l’époque de la Christianisation.

Cette représentation peut être interprétée de différentes manières : valkyries, nornes ou disir ? Style scandinave, IXe-Xe siècle, Pologne.

A droite : coupe en argent, datant de la première moitié du Xe siècle, retrouvée à Lejre au Danemark. Elle était probablement utilisée lors de banquets mais aussi sans doute dans un but rituel. La figure féminine qui y est gravée ressemble à une autre figurine représentant Freya (celle de gauche)

Les objets de ce type pourraient avoir été utilisés comme baguettes pour des usages magiques. Celle de gauche a été trouvée en Suède. Celle de droite date du Xe siècle, Seeland, Danemark

Les objets de cette image ont été retrouvés enterrés avec la « femme de Fyrkat », qui était probablement une völva. Elle mesurait à peu près 1.70m. Ces objets montrent qu’elle était une personne inhabituelle et pratiquait la magie.

Pierre du VIIIe siècle, Broa, Gotland, Suède.

Reproduction moderne d’anciennes pierres runiques.

Idem

Je ne ferai aucun commentaire :p