Deux types de tirage sur les Ancêtres et la Hamingja

Deux tirages créés et testés sur des Sorciérons consentants ce week-end et qui a donné de très bons résultats.
Ils se basent sur les conceptions nordiques de « l’âme » (pour faire simple parce que la définition de l’âme est en réalité très complexe et se divise en plusieurs catégories) et des lignées (hamingja, « réincarnation » -entre guillemets aussi parce que le copié-collé de concepts, c’est moyennement pertinent- au sein de sa lignée, etc.)

1. Analyse des lignées

Ce premier tirage permet de faire un rapide bilan des rapports avec la lignée paternelle et maternelle. Il est important de préciser que le terme « passé » ne se limite pas à trois ou quatre générations. 😉
On peut déjà voir des équilibres, déséquilibres, nœuds et autres influences générales qui peuvent aiguiller pour des travaux ultérieurs.

tirageancetres

Ce tirage permet d’avoir un aperçu de l’état de son âme et de faire le point sur sa relation avec les lignées paternelles et maternelles (un aperçu parce que l’écheveau est beaucoup plus dense si l’on détaille).

1 / 4 / 5 / 6 : Concerne le soi.
2 / 7 / 8 / 9 : Concerne la lignée paternelle.
3 / 10 / 11 / 12 : Concerne la lignée maternelle.

1 : L’énergie, la nature de son âme, son état comme une sorte de « maître étalon ». Un référentiel en quelques sortes.
2 : Un bilan de la relation entre son âme et sa lignée paternelle.
3  : Un bilan de la relation entre son âme et sa lignée maternelle.

4 : Le résumé de ce que l’âme a vécu, éprouvé dans le passé.
5 : L’état de l’âme au moment de la conception.
6 : L’état actuel de l’âme.

7 : Le résumé des relations passées avec la lignée paternelle.
8 : L’influence au moment de la conception, l’état de l’âme et son rapport à la lignée paternelle à ce moment.
9 : Le point sur les relations actuelles de l’âme avec la lignée paternelle.

10 : Le résumé des relations passées avec la lignée maternelle.
11 : L’influence au moment de la conception, l’état de l’âme et son rapport à la lignée maternelle à ce moment.
12 : Le point sur les relations actuelles de l’âme avec la lignée maternelle.

2. Analyse de la Hamingja

Ce second tirage (fait plutôt sur la lignée maternelle pour diverses raisons un peu longue à expliquer ce soir, on peut tout à fait le faire uniquement pour la lignée paternelle, deux tirages pour les deux lignées, ou un seul pour les deux lignées) permet de donner un aperçu de la hamingja, en très gros la « chance » (ou malchance) familiale, la « force » d’une famille, son « énergie ». Il y a un « détail » qui me paraît important de mentionner : sans rentrer dans des analyses de relations complexes / relations ou « absence-de » avec sa famille, si une personne est là, c’est parce qu’un jour, un ancêtre a survécu au dépend de quelqu’un d’autre, consciemment ou non. C’est utile pour comprendre de manière grossière le fonctionnement de cette force, le soutien possible mais aussi certains nœuds, baffes dans la tronche etc.

tiragehamingja

1 / 4 : La nature de l’énergie / la composante / le trait caractéristique de la hamingja.

2 / 5 : L’aspect constructif, la force qu’elle peut nous apporter.

3 / 6 : Les aspects potentiellement conflictuel.

Je tire d’abord 1, 2 et 3 (avouez que 9, 42 et 64 ca ferait hyper classe, on appellerait ca des valeurs, mais ca serait pas bien pertinent Sire. ) pour donner un aperçu de ces trois parties et je précise ensuite par les cartes 4, 5 et 6.

[PBP] T – Traumatisme et guérison

Artiste inconnu

Quelles raisons, quels événements nous conduisent à un jour nous retrouver sur les voies que nous arpentons aujourd’hui ? Y-a-t-il un jour un déclin qui nous fait sauter le pas, ou une succession de faits qui pris individuellement sont insignifiants ? Je n’en sais rien, je n’ai pas de réponse toute faite à ces questions. Je ne saurais pas dire ce qui m’a amené à cette voie là, au niveau des croyances. Par contre, je sais comment j’en suis venue à m’intéresser à la magie, aux tirages de cartes, aux runes. (Je distingue parcours spirituel et parcours « magique »)

Je voulais contrôler ma vie, et enfant je n’avais aucune prise sur ce que je vivais. J’ai malheureusement été amené très tôt à considérer que les adultes n’étaient ni source de protection, de réconfort ou de fiabilité. Qu’ils avaient leurs propres règles et qu’ils maîtrisaient les règles du jeu. Qu’un enfant est sans défenses, et que je n’avais aucune arme pour me protéger. J’ai grandi avec notamment la terreur du « un jour, on te fera croire que tu vas à la danse / chez une amie / à l’école, et on t’emmènera en pension / à l’asile de fous et tu y resteras jusqu’à ce que tu sois grande / toute ta vie ». J’ai grandie avec la peur que chaque transport en voiture se finisse devant une bâtisse où l’on m’enfermerait, où je serais prisonnière pour le restant de mes jours. Ca et le « tu as rendu ta mère malade, c’est de ta faute, je te tuerai. » La maison n’était pas sûre. L’école non plus, pour d’autres raisons. Tabassages en règle, et « Unetelle n’a jamais de problèmes, débrouilles-toi. » Alors j’ai cherché des armes, une manière de me défendre.Voulu savoir comment me battre, savoir comment on allumait un feu, trouver mon chemin, construire un abri, si un jour je devais fuir.
J’ai commencé à penser à la magie, influencée par mon environnement, par certains livres dans la bibliothèque parentale, par le professeur Tournesol qui retrouve tout avec son pendule. J’en ai demandé un pour Noël, je venais d’entrer au CP. Je suis arrivée à l’école après les vacances et j’ai demandé à mes camarades de me poser des questions auxquelles on pouvait répondre par oui ou par non. Des questions dont j’ignorais les réponses. J’ai fait mouche assez de fois pour faire peur. ma mère m’a menacé de le confisquer si je continuais. Ce n’était pas un jeu. Je me suis dit que je tenais un premier outil. Je m’en servais pour savoir si les adultes tenteraient de me piéger, pour me tenir prête. La magie des adultes, c’était de la merde : souvenir amer d’un panettone rapporté de Sicile par mon père qui promettait une surprise magique. Et en fait de surprise magique, un vulgaire repliage savant qui faisait que la boîte se repliait pour faire sortir le gâteau par le fond. J’en avais été écœurée. Si c’était ca la seule magie que les grandes personnes connaissaient, qu’ils se la gardent.

Plus tard, au collège ca a été un jeu de cartomancie. Je tirais les cartes en rentrant chez moi déjeuner le midi, pour savoir comment je pouvais manipuler ma prof de français, échapper à un truc déplaisant, savoir ce que l’on ne voulais pas me dire. J’y réussissais plutôt bien. L’éthique ? La fin justifie les moyens.
Petit à petit, je suis allée faucher « Le Grand Albert » de ma mère, épluché ses pages, tenté de la faire parler sur ses propres expériences en la matière. « Ce n’est pas un jeu, ce n’est pas pour toi. » Tant mieux, je ne voulais pas d’un jeu. Plus tard encore, avec l’adolescence et les films d’horreurs, je me suis demandée comment me défendre en cas d’attaques de fantômes et autres. Je suis allée chercher Eliphas Lévi, méticuleusement épluché au lieu de faire mes DM de maths. Fait une liste de tout ce qu’il fallait que je lise. Été découragée par la longueur et la complexité des rituels.

Quand j’ai découvert les runes, j’ai jubilé en lisant un avertissement « ce n’est pas un jeu » et lu certains usages particulièrement dangereux. On pouvait tuer, et j’allais les apprendre pour tuer. Pour me venger. Pour détruire la vie de celles et ceux qui m’avaient fait du mal. La vengeance ne sert à rien nous dit la morale. La vengeance n’est pas là pour compenser ou remplacer. Elle n’est pas là pour apaiser une douleur sourde. Pour moi, la vengeance sert à dire à son ennemi : j’ai gagné, tu as perdu. Cela ne me ramènera pas ce que j’ai perdu, mais je t’ai buté, écrasé, anéanti, abattu. J’ai ruiné ton empire et je danse sur ton cadavre. Je ne raconte pas cela pour avoir de la pitié, je n’en veux pas, mais parce que ce sont des faits passés situant un contexte.

Ce n’est qu’à cette époque que croyances et pratiques se sont rejointes. Paradoxale : d’un côté la petite wiccane fluffy de 17 ans qui croit en une Déesse à l’amour infini, mais qui apprend les runes pour se venger, et qui accumule les connaissances en tout genre pour survivre comme d’autres se font un arsenal. Au départ, voilà ce qui m’a amené à « pratiquer consciemment ». Pas l’amour de la Nature, ni la volonté de comprendre ci ou ca. C’était une volonté acharnée et pragmatique.
De manière toute aussi pragmatique, vers l’âge de 10 ans, je me suis dit que je n’y arriverai jamais seule. Que les adultes étaient useless. Que mes ami/e/s ne comprenaient pas. Qu’il me fallait l’aide de Dieu. J’ai dealé mon âme ou 30 ans de service en échange de la connaissance. Je voulais savoir. Que lui par contre, je pouvais lui faire confiance et qu’il me protégerait.

Aujourd’hui, ca fait plutôt rire. Jaune éventuellement. Est-ce que ce deal passé du fond de mon lit en disant mes prières à l’âge de 10 ans a fait de moi ce que je suis aujourd’hui ? Un côté dit que oui. Un côté dit que non. En tout état de cause, difficile de savoir, tout ce que je sais c’est que ce fait n’est pas à considérer sous ma façon de voir actuelle, et que le revoir sous cet angle peut le fausser. Je ne suis pas fan de l’illusion biographique. Facile, 10 ou 15 ans après de revoir un détail et de lui donner une autre interprétation pour qu’il colle à notre actualité.

Quid de la guérison ?
Je ne sais pas si l’on en vient obligatoirement à certains sentiers pour se guérir. Difficile et maladroit de dresser un tableau général au vu de la multiplicité des voies. Par contre, je sais ce que je peux en dire au vu de ma maigre expérience personnelle et de mon point de vue.
Aller voir une déité dans le but unique de se guérir, c’est un peu comme débarquer chez quelqu’un que vous avez croisé dans la rue pour lui demander de vous aider. Un non-sens. Les déités ne sont pas des toubibs, des psy, des parents de substitution. Ils peuvent guérir, ils peuvent soigner, mais ce n’est pas comme coller un pansement sur une plaie béante. Parfois, vous avez besoin d’une opération à cœur ouvert sans anesthésie. Et souvent, d’une pré-opération pour vous rendre compte qu’une opération sera nécessaire. Mais vous ne prenez pas rendez-vous pour la subir, cela vous tombe dessus sans préavis, généralement au moment où vous aimeriez le moins avoir à la subir.

On dit que l’amour soigne. Je suis d’accord. Mais je suis sceptique sur la pertinence d’aimer « dans le but de », c’est un autre type de problème. Par contre, je crois que quand on développe une pratique dévotionnelle -qui n’a pas besoin d’être spectaculaire ou mirobolante- profonde et suivie, que l’on dépasse quelque chose, qu’on apprend à les aimer, comme ils sont, pour ce qu’ils sont, que l’on tisse une trame, faite de claques quand on déconne, d’amour, et de courage, en revenant sur le tissage on se rend compte des accrocs réparés. Qu’à force d’amour, parfois la guérison vient comme du miel sur une brûlure. Un jour s’attendant à saigner on trouve une cicatrice que l’on n’a pas vu se faire. Les Dieux ne nous soigne pas directement, mais ils nous font cavaler, bosser, tisser-défaire-refaire, nous font stopper le véhicule allant droit dans le mur pour emprunter une voie encore moins confortable qui débouche sur un quelque part. En empruntant cette voie, nous nous guérissons nous-même. Ce n’est ni facile, ni rapide, mais quand cela arrive, l’épiphanie ne vient pas avec le tonnerre grondant des révélations théâtrales, elle vient après, quand on a perdu le fil et qu’on le retrouve au milieu de l’écheveau. On donne de sa personne, ils montrent la route. Ainsi se fait l’échange, le don pour le don.

Je pense que la pratique magique sans la pratique dévotionnelle/spirituelle est une impasse, parce que s’il n’y a rien à aimer derrière un rituel, c’est le vide que l’on célèbre. Vous pouvez accumuler les armes, mais si personne ne vous dit comment les employer, vous crèverez la gueule ouverte. L’aspect pratique et l’aspect dévotion vont de pair.

[Tarot] The Wild Unknown

Je ne suis pas une grande collectionneuse de tarots : je préfère avoir quelques oracles et tarots qui correspondent à mes besoins plutôt que d’en accumuler toute une série pour ne me servir que de certains. Il y a certains jeux qui sont magnifiques, comme le Shadowscape mais que je trouve « froids » et dont je ne saurais pas me servir. Ironiquement, mon premier « vrai » jeu de tarot (comprendre avec les arcanes majeures et mineures) est entré dans ma bibliothèque il y a un an tout à fait par hasard.

Il y a plusieurs mois, j’avais vu plusieurs photos de cartes dont l’énergie dégagée par le graphisme me parlait beaucoup, mais impossible de connaître le nom de ces jeux. Le soir de Noël, j’ai découvert que non seulement ce n’était pas deux jeux mais un seul, et j’ai trouvé son nom. Je bavais tellement devant que je me le suis offert avec le livret. Une acquisition que je ne regrette absolument pas -même si j’ai eu la mauvaise surprise d’avoir à payer une taxe après vérification de la douane.

Le jeu ne contient qu’un simple feuillet explicatif, et le livret acheté en plus est assez basique : une page manuscrite par page. Pourtant, malgré la brièveté des explications, je trouve qu’un simple tirage fourni des informations très précises et permet de faire plusieurs niveaux d’interprétations. J’ai pu le vérifier au cours de la semaine écoulée pour des questions purement matérielles. Tellement juste que ca m’a soufflé. C’est la première fois que je trouve un tarot aussi précis et que je comprends aussi bien (talonné de près par Le Tarot de la forêt enchantée, qui appartient à Ulvaten).

(Pour agrandir les photos : clic droit puis « afficher l’image ») Si jamais vous souhaitez avoir la photo d’une arcane précise, n’hésitez pas à me le demander =)

The wild unknown arcana

Arcanes majeures (0 à 14)

Arcanes majeures (15 à 22)

La suite de pentacles

La suite d’épées

La suite de baguettes

La suite de coupes

Pour finir, quelques photos de meilleures qualités sur mes cartes préférés niveau graphisme.

Du côté des Arcanes Majeures

Du côté de la suite de Pentacles

Du côté de la suite de Baguettes

Du côté de la suite de Coupes