Let us free.

Je n’ai pas de réponse précise à la question « qu’est-ce qui fait que parfois, une célébration foire complètement tandis qu’une autre envoie du pâté ? » Tout au plus, mon expérience personnelle me pousse à supposer que la musique n’y est pas totalement étrangère. J’ai l’impression que quand les gens sont des musiciens, ou ont un tant soit peu une sensibilité à ce niveau-là et que cette sensibilité est un peu entraînée, alors il y a une capacité d’harmonisation au niveau du groupe. Chacun se met au diapason des autres, et sans concertation préalable, les différentes parties s’accordent. On s’en tape de savoir si le voisin a exactement la même appréhension du divin que nous, depuis combien d’années il pratique. Plus on dissèque, plus on s’éloigne de la possibilité de la transe. Et malheureusement, parfois certains rituels de groupes ont l’air de concours de « kikalaplugrosse ».

Sauf que cela suppose de rejeter, ou de moins d’oublier, un certain nombre de calques que les organisations sociales, implicites ou explicites, nous demandent de suivre.
Si on reste sur les postulats établis, on ne risque pas de sortir des sentiers et de découvrir autre chose. Il faut de temps en temps se mettre en danger (au moins métaphoriquement parlant), accepter d’être surpris. Accepter que parfois ca foire, parfois pas (et je pense qu’accepter d’organiser un rituel de groupe demande du courage. Surtout s’il est raté. Ca arrive et surtout, c’est trop facile d’en rejeter la responsabilité sur le ou les organisateurs-trices. S’il n’y avait pas de rituel de groupe du tout, il n’y en aurait jamais de foiré. Donc au passage merci à toutes celles et ceux qui se crèvent le cul pour organiser des rituels, réussi ou non et peu importe la tradition.) Accepter de revoir nos préjugés sur les autres, de les voir avec un regard neuf. Laisser l’autre être ce qu’il est, au moment où il l’est. Sans trimballer les bagages du passé, et sans figer l’instant en le projetant dans le futur. Laisser être. Laisser venir, laisser partir. Tout est éphémère. Ce n’est pas parce qu’un expérience est trippante qu’elle est reproduisible, même en créant le même genre de condition.

Parfois, j’ai la sensation qu’une certaine partie du néo-paganisme, en dépit de sa volonté de s’affranchir d’un certain nombre de normes et de cadres sociaux, ne réussit qu’à en poser d’autres, peut-être à son insu.

J’ai récemment participé à une célébration dans un endroit assez improbable et particulier. En l’honneur de certaines Déesses-Mères. Et vous savez quoi ? La majorité des participants étaient des hommes. Je ne connaissais pour ainsi dire personne, et si le rituel était loin d’être parfait, il était grave tripé. Le lieu était tripé. Les gens étaient tripés. Et c’était de la balle. Pendant le rituel, il y a eu de la musique, du tambour, des chants. Quelqu’un qui jouait de la guimbarde. Honnêtement, c’était chouette (concision factuelle, quand tu nous tiens) et quand je pense que j’ai hésité à cause du « les Déesses-Mères c’est pas trop mon truc à priori », j’ai bien fait de ne pas laisser certains de mes préjugés prendre le dessus.
Vous pouvez poser des cadres, des invocations, tout préparer et tout tirer au cordeau, avec une putain de mise en scène et atteindre le degré zéro de la transe.

Par exemple, les cercles féminins ayant pour but de travailler et d’échanger, de construire des rituels et des célébrations autour du « féminin sacré », des déesses (ou de « La Déesse », ce concept pouvant être compris de manière différentes suivant les groupes, et même suivant les personnes participant à ces groupes. A chacun sa manière de le ressentir, de l’appréhender, de le concevoir. Ce sont des visions parfois très différentes, parfois très proches, mais dans le fond, c’est une démarche personnelle sur laquelle donner un avis péremptoire et définitif me semble maladroit. Il y a des visions que je trouve cohérente, d’autres moins, mais la Vérité Suprême n’existe pas). Je n’ai jamais fait partie d’un cercle ou d’un groupe de ce type, cela ne m’intéresse pas. Je comprends que des femmes aient envie de se retrouver entre elles pour aborder certaines questions, et que les participantes en retirent de grandes richesses pour leur évolution spirituelle personnelle,  et c’est très bien que ce genre de possibilité existe pour celles qui le désirent. Toutefois, cela ne me correspond pas, même si j’ai déjà moi-même participé à certains rituels organisés par ce type de cercle, et qu’ils étaient très loin d’être inintéressants. (Et que à l’occasion, je ne dis pas non pour participer, je me laisse la possibilité d’avoir de belles surprises).
J’en ai marre d’avoir été et d’être confrontée régulièrement à des pressions sociales pour que je sois conforme à ce qu’autrui (aka la société, les organismes, le monde du travail, les gens qui feraient mieux de s’occuper de leur vie) souhaite me pousser à faire, toujours pour mon propre bien, évidemment. Qu’on essaie de me dire ce qui devrait être une priorité dans ma vie, que l’on veuille me dicter ma conduite sur la base de tel ou tel critère prévalent dans la société. Qu’on me regarde avec des yeux ronds parce que je me barre régulièrement de chez moi pour aller chez des amies ou dans des endroits improbables, alors que ca ne regarde personne d’extérieur. Tout va bien dans mon foyer, merci.

Pourquoi, parce que je suis une femme, je devrais naturellement être attirée par les cercles de femmes, la maternité, et me contenter de petites sorties entre amies ? Pourquoi est-ce que je ne pourrais pas préférer me trimballer à droite et à gauche pour ritualiser avec des gens que je ne connais pas sans avoir droit à des sous-entendus ? Parce que finalement, paganisme ou non, on retrouve souvent les mêmes schémas sous-jaçents : ce qu’il est « naturel » de faire, comme une justification facile pour réguler les déplacements et les attitudes de tout le monde. Bah oui, parce que l’on est une femme, on a le gène maternel, et attention les hommes sont tous des bites sur pattes incapables d’avoir des interactions normales et intéressantes avec une femme qu’ils ne connaissent pas. Les femmes à l’abri, les hommes dehors. Et ce faisant, on continue d’entretenir des structures d’oppressions et à fracasser tout ce qui dépasse. Si toi, homme ou femme, tu es victime d’un viol, la société ne te protégera pas : on t’accusera de l’avoir cherché. Si tu sors tard, en jupe, seul, que tu bois, avec des inconnus, que tu ne cries pas assez fort, que tu ne résistes pas assez, alors, tu l’auras cherché. Tu seras « un homo ou une allumeuse qui ne demandait que ça. »

Les cadres et les préparations aux rituels ne sont pas inutiles, mais je pense que si les cadres sont là, c’est pour qu’on s’en serve comme support, pas comme barrière. Si on reste gentiment dedans, on tourne en rond alors qu’ils sont là pour nous permettre de les fracasser une fois qu’ils deviennent trop étroits. Cela ne signifie pas faire n’importe quoi, mépriser les règles élémentaires de sécurité -physique ou spirituelles. Il se peut que je me trompe, mais j’ai l’impression que c’est une des rares choses que l’expérience apporte : la possibilité de s’en déconnecter plus rapidement, de mieux s’harmoniser avec autrui sur certains points, parce qu’on sait comment on fonctionne (on connaît ses faiblesse et ses forces, et idéalement, on est honnête là dessus) et pouvoir évaluer si, à priori oui ou non c’est faisable et intéressant ou un gros n’importe quoi qui ne va amener que des ennuis.

Au passage, je suis en train de lire le bouquin de Peter Grey, Apocalyptic Witchcraft, qui poutre un certain nombre d’idées reçues et qui est du genre à poser des paquets de dynamites au pied des structures établies. Comme toujours je n’ai pas de réponses établies, plutôt des axes de pensée, mais cela m’interpelle cette recherche de la transe, de l’extase et de tout le toutim « en boîte de conserve ». Genre, si tu es comme ça, alors tu fais ça. « Les femmes sont par essence connectées profondément à l’archétype de la mère » (bah, je suis une femme, et parfois je me sens plus masculine que féminine, et je vous parle pas de biologie, faites pas semblant de pas comprendre). Oui, on peut rester dans certains cadres, qu’ils nous conviennent parfaitement. On n’est pas obligé systématiquement de prendre le contre-pied. Mais dans tous les cas, il n’y a pas  de mode d’emplois infaillible… Pour un peu, on croirait voir les conneries de régimes pour les groupes sanguins.

Sleep of the Earth of the land of Faerie 
Deep is the lore of Cnuic na Sidhe 
Hail be to they of the Forest Gentry 
Pale, dark spirits, help us free 
White is the dust of the state of dreaming 
Light is the mixture to make one still 
Dark is the powder of Death’s redeeming 
Mark but that one pinch can kill 

[PBP] Q – Le quotidien et la vie spirituelle

Auteur inconnu

Le quotidien et sa routine est souvent un facteur de difficultés pour certains. Comment prendre ou trouver le temps de faire tout ce que l’on aimerait faire quand on doit gérer une journée de travail (ou des études, des révisions et un job d’étudiant), un temps de transports dans la plupart des cas, s’occuper de sa maison, des animaux et des enfants quand il y en a, les tâches administratives, les courses…

J’entends souvent dire « j’aimerais bien mais je n’ai pas le temps » et comme réponse « c’est que tu n’as pas envie de prendre le temps, quand on veux, on peut. » Dans les deux cas, je suis sceptique. Pour commencer par répondre sur le deuxième propos, ce n’est, à mon humble avis, pas une réponse qui est d’une grande aide. Elle est culpabilisante et n’aide en rien. Toujours à mon humble avis, quand une personne exprime une difficulté ou une frustration parce qu’elle n’arrive pas à faire quelque chose qu’elle souhaite, la renvoyer dans ses buts en lui rétorquant YAKA-FOKTU, c’est comment dire… useless, alors qu’un ou deux « trucs » ou lui demander ce qui cloche exactement, c’est plus utile.

J’écarterai les conseils du genre « demande à ton/ta partenaire de t’aider », supposant que les gens le savent, et ont demandé, et sont déjà dans ce cas de figure ou ne peuvent pas forcément l’être pour diverses raisons. Les détails ne me regardent pas d’une part, d’autre part, si vous n’y aviez pas déjà pensé, je peux rien pour vous.

1. Vos priorités dans votre pratique quotidienne

Qu’est-ce que qui pose problème exactement, ou en d’autres termes, si on vous donne un créneau de 20 minutes, qu’est-ce que vous aimeriez avoir le temps de faire dans votre pratique ?

  • Essayez d’établir deux ou trois (pas plus) choses que vous voudriez faire chaque jour, dans l’idéal, et qui vous semble indispensable dans votre pratique. Par exemple, pratiquer une respiration en profondeur, prendre quelques minutes pour faire des offrandes. Faire un tirage « du jour » et faire une méditation et avancer une lecture. Ne vous fixez pas de grands objectifs s’étalant sur la durée, pas pour commencer. Quand on commence à se dégoter des « niches temporelles », il vaut viser modeste, des petites choses indépendantes. Si vous vous fixer un objectif sur la durée, le risque est de se dire « bon aujourd’hui tant pis, je le ferai demain », et vous connaissez la suite…
  • Déterminez « une majeure » et « une mineure » : laquelle est vraiment prioritaire (dans VOTRE conception et VOTRE pratique, pas celle d’un autre) et prendra un peu plus de temps. Toujours dans le cas des 20 minutes, on peut dire, 13 min pour la majeure, 7 min pour la mineure. Notez que c’est un exemple, il n’est pas question de chronométrer, c’est pour donner un ordre d’idée… et tout va dépendre de l’organisation de votre journée. C’est plus facile et probant de se dégager tous les jours 5 minutes que de fantasmer toute la semaine sur le week-end en se disant « que l’on prendra le temps » etc, résultat des courses : la plupart du temps, on fait beaucoup de choses, mais pas celles que l’on avait escomptées.
  • Regardez à quoi ressemble votre emploi du temps : il y a sans doute des moment où les activités profanes peuvent se combiner avec vos priorités. Par exemple, si vous prenez le train, vous pouvez peut-être combiner votre transport avec une méditation ou une respiration (si le train est plein et que vous n’avez pas la possibilité de vous asseoir) ? J’ai une amie qui faisait ça il y a quelques années 😉 Avez-vous une pause déjeuner que vous pouvez prendre seul(e) de temps en temps ? Un endroit calme où vous aimez vous poser ?

2. Répartition du temps spirituel / profane

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas, mais il y a sans doute un schéma global qui se répète. Suivant les périodes, il y a des moments plus ou moins chargés. Je crois que l’essentiel, c’est d’être clair sur ses souhaits et réaliste par rapport au temps dont on peut disposer. Peut-être n’avez vous pas la possibilité de faire certaines choses tous les jours pour X raisons que vous n’avez pas à justifier. L’important, c’est qu’il y a une certaine régularité, de ne pas culpabiliser et de ne pas se comparer aux autres.

  • Comme mentionné précédemment, il y a toutes sortes de moments quotidiens où le sacré et le profane (si on peut dire) peuvent s’interpoler. Quelques exemples en vrac :
    – Profiter d’un passage d’aspirateur pour purifier
    – Faire sa purification personnelle sous la douche
    – Faire une offrande pendant que l’on prépare le repas, ou garder une bougie dans la cuisine et l’allumer à ce moment là.
    – Profiter de la vaisselle pour faire une respiration en profondeur.
    – Allumer un bâton d’encens après la douche pendant que l’on s’habille ou se déshabille. Prendre 30 secondes, juste 30 secondes pour remercier ou faire de courtes dévotions ou s’adresser aux dieux, guides etc si c’est dans notre pratique
    – Prêter attention à ce qui nous entoure, même si on ne sort que le temps de gagner la gare ou la station de bus.
  • Parfois, faire des mini-planning pour le ménage par exemple, aide à y passer moins de temps : tous les jours nettoyer une zone, avec une fois par mois plus de temps pour les tâches moins courantes. C’est quelque chose que j’ai personnellement essayé, et honnêtement le but est de libérer le week-end et de ne pas se retrouver de temps en temps avec une monstrueuse journée de corvée. (Même si une amie m’a traitée de Bree Van de Kamp, elle a reconnue que c’était bien pratique).
  • Une autre démarche que je trouve intéressante : le projet 333, basé sur le minimalisme, qui consiste notamment à réduire sa garde-robe à un certain nombre d’items pour une durée limitée (je ne détaille pas plus, le lien explique tout très bien). Tout le monde ne sera pas intéressé, mais c’est une façon de voir qui est à essayer, et honnêtement, oui cela simplifie la vie. 😉 L’intérêt étant de se libérer l’esprit.

3. La vision de votre pratique

J’ai l’impression qu’un des problèmes pour l’inclusion de la spiritualité dans la vie quotidienne réside pour une bonne part dans l’image que l’on a de la première. Il est tentant, mais pas forcément pertinent, de se cantonner à une espèce d’Image d’Epinal de la pratique. L’idée que l’on doit obligatoirement se trouver en pleine nature, ou célébrer en groupe, ou aborer telle ou telle tenue ou faire un rituel sophistiqué n’est pas seulement utopique, elle est aussi empoisonnante.
Elle est empoisonnante parce que plus notre idéal se situe loin de ce que nous avons la possibilité de faire réellement au quotidien, plus on se sent incapable de l’atteindre et plus on est tenté de renoncer ou pire, de se culpabiliser.
Malgré la liberté apparente, il y a bel et bien des « standards fantasmés » de ce que doit être une pratique spirituelle et/ou magique. Qu’il faut revêtir une tenue rituelle, prendre une douche avant, organiser son espace, dresser un autel, projeter un cercle, faire des dévotions longues et compliquées… sinon vous n’êtes pas un « true » mais un « wannabe ». Et bien c’est de la merde. Le perfectionnisme est une forme d’immobilisme. Ne pas faire en se disant que l’on attendra pour « bien faire », c’est se noyer dans du béton sur le long terme. (J’ai tendance à être comme ca, du coup, je met mille ans pour répondre à certains mails ou pour écrire certaines choses, c’est nul.)

Vous en venez aux voies du paganisme pour trouver une religion/spiritualité qui vous correspond et vous vous enfermez dans des dogmes à la con, dictés et relayés par des articles de blog ou par des images sociales de personnes que vous ne connaissez pas. Franchement, autant aller à l’église le dimanche matin à ce moment là.

Sauvez une étoile : ouvrez le bocal.
(auteur du gif inconnu)

Qu’est-ce que votre pratique spirituelle/magique pour vous ? Qu’est-ce qui vous convient et qu’est-ce qui ne vous convient pas ? Il ne s’agit pas de faire « à la carte » -une réflexion que j’ai parfois eu « ah oui, le paganisme/la wicca/le machin/le bidule, vous prenez ce qui vous plaît vous laissez le reste ». Non. Il s’agit simplement de rester réaliste et pragmatique. Je vais prendre un exemple simple, qui m’a (nous) a longtemps concerné, le Loup et moi. Quand on voulait faire les Esbats de pleine lune, bien comme il faut, façon Wicca traditionnelle, on se prenait la tête, on était crevés, stressés, il fallait se motiver pour faire les préparatifs, ca prenait une plombe, résultat : enguelades, célébration merdique, stress, couchés crevés ou on renonçait parce que ca nous soûlait. Bénéfice : ZÉRO. NADA. C’était une attitude de merde : on s’obstinait mais ca n’était pas pour nous.
Aujourd’hui, après que « Mister Destructor » soit passé par là et que j’ai eu l’épiphanie un après-midi en me disant « putain, mon autel, ca correspond plus », et qu’il m’ait fallut des mois pour me rendre que compte que, tiens, ma façon de considérer les choses avait radicalement changé (pour le plus grand amusement d’une amie qui m’a dit par la suite « mais c’était grillé Choupette, tu étais la seule à pas le voir »), le reste s’est arrangé aussi. C’est assez curieux de mesurer les profondes évolutions après coup, parce qu’on ne les a pas vu venir, elles se sont faites en mode fufu dans un coin.
Aujourd’hui, la Tanière est devenue un endroit curieux, avec plusieurs autels, où on croise un Loup qui fait ses offrandes le matin et où le Sorcièron tire les cartes dans le salon le soir, tout en bavardant et en buvant un thé. Où souvent, les discussions nocturnes au chaud sous la couette passent allègrement du récit de la journée à des débats sur les Eddas et des spéculations sur ses protagonistes. Et la célébration des récoltes ne s’est pas faite skyclad dans un cercle, mais dans une forêt danoise, avec une bouteille de bière. Sans doute beaucoup moins classieux, mais franchement plus fun. Pour nous.
L’important, c’est de ne pas fantasmer sur ce que l’on aimerait être ou sur l’image que l’on aimerait renvoyer, mais d’être sincère sur ce que l’on est, ce qui nous épanouit, ce qui nous va et ce que l’on aime. Tant que l’on essaie de coller à une image ou de faire « comme d’autres que l’on admire », ca n’apporte rien. Alors oui, il y a des personnes pour qui certains types de pratiques vont très bien, et ils trouvent leur épanouissement là-dedans, ce n’est pas parce que ce n’est pas votre cas qu’il faut dénigrer leur pratique. Mais ce n’est pas parce que d’autres y trouvent leur compte que vous y trouverez le vôtre non plus.

Si vous rentrez le soir, que vous avez prévu disons, d’aller saluer vos guides, qu’est-ce qu’il vaut mieux : passer 2h à faire des préparatifs, être crevé et que cela ne donne rien ? Ou allumer une bougie et avoir plus de temps pour votre but ? D’autres personnes préféreront le faire rarement, mais en y mettant les formes, c’est une question de choix, de pratique, de point de vue et de personnalité. Peu importe, mais de manière générale, si ca coince trop longtemps, trop violemment et que cela vous dévore, c’est très certainement qu’il y a quelque chose à repenser.