Une Déesse liée à la Terre

Une très belle participation et traduction de Faery. Merci pour ce travail inspirant !

La Cailleach est l’ancienne terre elle-même. Elle est la pierre recouverte de lichen et le pic des montagnes. Elle est la terre nue recouverte de neige et de givre. Elle est l’ancêtre par excellence, voilée par le passage du temps.

À Halloween, Brighid retire son manteau vert de la terre. Dans un dernier florilège étourdissant de couleurs automnales, son pouvoir se retire dans le sol. C’est la terre profonde à présent qui détient toute Vie. Les plantes y ont déposé leurs graines, en attente du retour de la Lumière. Les arbres vivent à présent de par leurs racines, laissant leurs branches se dénuder sous les vents piquants. Les animaux aussi petits que les insectes au aussi imposants que les ours vont hiberner durant l’hiver. Les pluies d’hiver aident les plantes de l’année passée à se transformer dans le sol fertile pour la prochaine saison de croissance.
La Cailleach est la Déesse qui surveille cette transformation. Elle est celle qui veille à la sélection des anciennes pousses. Elle est la Déesse de la Mort, qui laisse mourir ce dont on n’a plus besoin. Mais dans les décombres de l’année écoulée, elle trouve aussi les joyaux, les graines de la saison à venir. Elle est la Gardienne des semences, la conservatrice de la force de vie essentielle. Elle détient l’extrême essence du pouvoir. C’est la vieille sorcière de l’hiver, souvent décrite comme une affreuse géante sautant de cime en cime.
Les roches qu’elle fait tomber de son tablier deviennent des collines. Son visage est bleu et elle n’a qu’un seul œil au centre de son front. Ses dents sont rouges et sa chevelure ressemble à des broussailles emmêlées recouvertes de givre. Elle porte des vêtements gris et un grand châle entoure ses épaules. Quand l’hiver fait rage à travers les collines, les gens disent que la Cailleach promène ses couvertures. Elle lave son châle dans les remous du Corrywreckin sur la côte écossaise, et le jour suivant, les collines sont blanches de neige.

Il est clair que la Cailleach ne fait qu’une avec la terre, vêtue de neige en hiver, avec des broussailles se développant sur son corps. Son œil unique montre qu’elle voit au-delà des dualités l’harmonie suprême de toutes les choses se trouvant sur la toile de la Vie.
Son apparence seule suffit à la rendre impressionnante à rencontrer. Il est difficile de dire à quel point c’est affreux. Quand les gens la rencontrent au cours d’une méditation, ils ressentent habituellement de la peur et de la crainte, parce qu’elle est vraiment très puissante. Elle incarne le pouvoir essentiel de la Terre et il est clair qu’elle continuera à punir notre irrespect pour elle avec des inondations et d’autres catastrophes naturelles.

Ce n’est pas quelqu’un avec qui on plaisante.

(source)

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La Cailleach, qui est-elle ? En quelques mots…

Cet article est une simple présentation de La Cailleach, qui est une déesse extrêmement complexe, aux visages et aux fonctions multiples. Les différents aspects évoqués ici seront bien sûr détaillés par la suite, mais chaque chose en son temps.

La Cailleach est une déesse issue de la mythologie celte dont on retrouve les occurrences dans différentes régions des Îles Britanniques.

Le mot cailleach vient de caillech, qui signifie La Voilée en gaélique ancien. Le terme actuel, cailleach, signifie Vieille femme ou Vieille sorcière.
Il serait plus exacte de parler des Cailleach, au pluriel, tellement ses appellations sont nombreuses, variant en fonctions des régions, ce qui pourrait signifier ce que ce nom était utilisé pour désigner des déesse locales liées à la souveraineté.

Son aspect est effrayant : elle est représentée sous les traits d’une vieille sorcière à la peau bleue, aux traits émaciés. Elle est la personnification de l’hiver -tandis que Bride est associée au printemps- et du grain, on dit que chaque fois qu’elle frappe le sol, il se couvre de neige. Déesse du changement, du temps, des animaux sauvages, de la souveraineté. Ambivalente, elle est en même temps une Ancienne et une Déesse Mère.

Par bien des aspects, elle est très proche de la Morrigan : comme elle, elle est liée aux landes et à la terre et elle apparaît souvent dans des histoires où il est question d’essayer de séduire un héros, hormis le fait que la Cailleach conserver son apparence effrayante. Elle est également liée aux sources, aux cascades et aux rivières et on dit qu’elle est la gardienne des puits.