[Odin Project #20] Un dieu solitaire ?

Fritz Hegenbart

Je me souviens précisément du moment où, en voyage sur l’île de Samsø avec le Loup, nous avons eu cette conversation, autour de pizzas et de bières dans une échoppe de Nordby, après avoir parcouru le labyrinthe. On discutait de mythologie nordique -comme souvent entre nous- et au fur et à mesure de la conversation, je me suis retrouvée à penser qu’Odin était finalement un dieu bien solitaire.

J’aurais sans doute un peu de mal à restituer le cheminement exacte de ma pensée -la bière n’était pas terrible, mais on s’était levés à l’aube pour prendre le ferry. Ouh, les vilaines excuses- mais je vais essayer. Je pensais aux déplacements que font Loki et Thor, qui voyagent ensembles plusieurs fois notamment pour aller récupérer le marteau de ce dernier -dans le Chant de Thrym- ou pour aller chez Útgarða-Loki. Aux façons dont sont présentées, introduites toutes ces déités. A leur entourage. Pour au final en venir à la conclusion, entre deux gorgées de bières et quelques gouttes de pluie, que Le Vieux avait surtout l’air d’être seul. Même s’il effectue quelques déplacements accompagné -comme dans le Reginsmál– la plupart du temps, il est seul, avec un but précis. Il se retrouve à se trimbaler partout, en mission. La plupart du temps, ses voyages ne sont pas une sinécure : il certes récupérer l’hydromel -et occupe trois nuits de manière fort agréable avec Gunnlöd- mais il risque sa peau quand même. Et au passage, il y aurait pas mal à dire sur cette histoire avec Gunnlöd, mais bref, passons pour cette fois. Il va faire son battle d’énigmes avec Vafþrúðnir, seul, et là aussi, il risque sa peau. Vous me direz, il n’est pas obligé d’y aller. Peut-être, peut-être pas, après tout.

Il n’est pas présenté comme spécialement proche des autres déités : on le voit parfois interagir avec Frigg, mais leur relation est présentée comme plus ou moins conflictuelle, suivant ce que j’ai pu lire (plus vraiment la source en tête). Thor est son fils, mais -si je ne dis pas de bêtises hein, comme toujours- le seul moment où on les voit tous les deux, le Vieux est déguisé, et Thor et lui se querellent. Lui et le mari de Freyja, Óðr, sont parfois rapprochés ou même considéré comme étant la même déité, mais Óðr disparaît de toutes façons peu de temps après le mariage.
Finalement, à part Sága (on dit qu’ils boivent ensembles et partagent des histoires) et Loki -qu’elles soient conflictuelles ou non-, je n’ai pas l’impression qu’il est fait mention d’interactions fréquentes avec les autres.
Alors, oui, oui, Hermód voyage bien tout seul vers Helheim pour présenter une requête à Hel, oui, les autres vaquent aussi à leurs occupations, mais si on considère qu’il est souvent présenté comme « le chef » des Ases, il est bigrement distant : parce que justement il est le chef ? Parce qu’il se trouve dans l’obligation d’accomplir un certain nombre de tâches ? Parce qu’il a accès un certain nombre de connaissances qui l’éloigne des autres ? Parce qu’il possède aussi très lié à la mort ? (Les autres déités qui sont rattachées explicitement à la mort me paraissent aussi, isolée / indépendante, bref, évoluant en marge des autres). Un peu de tout cela ?

Même dans les réactions / perceptions des gens, disons que parmi les Ases, j’ai l’impression qu’il n’y a que Loki qui suscite autant d’ambivalence / méfiance / passion, etc. Les gens sont rarement neutres à leur sujet. (Oui j’inclue Loki dedans, rapport à la Gylfaginning, « toussa » comme dirait l’autre. Après, c’est un sujet dont il est sans doute possible de débattre des heures).

Je n’ai pas de réponses précises, et d’une certaine manière ce n’est sans doute pas très important, juste des vagabondages d’esprits sur une petite île danoise, par un jour ni beau ni laid d’un mois d’août qui aurait pu être comme un autre. 

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L’île de Samsø

Samsø est une petite île située dans le détroit du Kattegat. On y accède par ferry (depuis Aarhus par le port de Hou), il faut compter 1h15 de traversée. Elle fait une trentaine de kilomètres de long et il est possible de louer des vélos (ce que nous  avons fait, c’était une journée sportive, près de 35 km dans la journée… et ce n’est pas complètement plat contrairement à ce que je croyais ;o).

Sur la route… dans la cour de l’école de Nordby, un curieux totem.

Au nord de l’île, après la ville de Nordby, il y a un immense labyrinthe, le plus grand du monde paraît-il (60 000m²). Il y a un questionnaire en anglais mais le thème ne nous intéressait pas, alors on a fait les tarés, on a pris celui en danois sur la mythologie nordique. ^^’ (et on a quand même trouvé le centre du labyrinthe, un grand moment, surtout la tronche du type à l’accueil quand est revenu. « Oui, on a réussi. » « °__° »)
En marchant courant dans les allées du labyrinthe -enfin surtout moi, surexcitée comme une puce- on a croisé des têtes connues. :p

A l’entrée, Jörmungand surveille les arrivants

Thor

Odin, aka « Le Vieux Moisi », accompagné de ses corbacs. On l’a pas trouvé tout de suite, et j’avais décrété que je partirais pas sans avoir l’avoir trouvé. J’étais sûre qu’il y avait une statue de lui… Heureusement que j’ai un Loup compréhensif avec son ciéron borné. ^^

C’est surtout l’île où, d’après les Eddas, Odin est censé avoir appris le seiðr… même si ca n’était pas pour ça qu’on voulait y aller. Bon, ok un peu pas mal en ce qui me concerne. X)

Je me suis demandé à quoi ressemblait cette île, il y a trois mille ans. Un frêle esquif affrété à l’aube, la partie sud, avec peut-être un village de pêcheurs. La partie nord, sauvage et désolée. Une arrivée au crépuscule sur des plages désertes. Des feux dans la nuit et une obscurité comme on n’en connaît plus guère… Assez trippant cette sensation de chevaucher deux mondes, le vélo n’aidant pas à se concentrer sur le monde tel qu’il est.

Sur la côte nord de l’île, se trouve de très belles plages, où il est possible de se baigner. Après avoir trempé sa patte, Ulvaten a décrété qu’elle était trop froide pour lui, mais je suis allée me baigner (et contrairement à la place d’Isgård où j’ai eu droit au banc de méduses -il y a des méduses au Danemark, si, si… moyennement agréable comme expérience- pas de mauvaises rencontres à signaler pour moi).

Mandala pour Rán sur la plage

Et deux petites trouvailles, outre le ramassage de cailloux pour crafter des runes pour Ulvaten. Deux cailloux, un avec une marque en forme de coeur (et des petits yeux) et un autre où on dirait une femme accroupie. Ils iront rejoindre mes cailloux bizarres dans ma boîte.

Chaudron de Gundestrup & Pierres runiques

1. Le Chaudron de Gundestrup

Toujours au Musée National de Copenhague, dans la section « Préhistoire danoise », il y a une salle réservée au Chaudron de Gundestrup. (Je ne suis pas restée très longtemps, il dégage une sacrée putain d’énergie et j’ai eu la gerbe, mais violent).

Quelques liens : 

The Gundestrup cauldron

L’article de Wikipédia (à traiter avec précaution, les affirmations étant surtout des suppositions).

Le chaudron est très grand : 69 cm de diamètre et 42 de haut.
On ne le voit pas souvent sur les images qui le représentent, mais il y a une plaque au fond.

On lit souvent que le chaudron représente Cernunnos etc. D’après les travaux de H.E. Davidson que j’ai entamé (The Lost Beliefs of Northern Europe), ce type d’interprétation est toujours délicate : ce sont des déductions et des probabilités. Les spécialistes ne peuvent pas être certains à 100% qu’il s’agit bien de lui, etc.
La section photographiée ici est en réalité une plaque intérieure, la partie extérieure correspondante est manquante. (Désolée pour la qualité de la photo, c’était un peu délicat à prendre).

2. Les pierres runiques

Le musée présente une petite salle dédiée aux pierres runiques. Elles sont exposées sans protection, et j’avoue avoir été tellement surprise que je me suis demandé s’il ne s’agissait pas de reproductions. Mais non. Un petit pictogramme « ne pas toucher » constitue la seule « protection ». Magique… ^^
Je n’en ai pris que deux en photos, de mémoire il y en avait une dizaine.

Runic Stone (Egå) XIe siècle.
« Alvkil and his sons raised this stone in memory of Manne, their kinsman, who was land-steward of ketil the Norwegian »

Runic Stone (Asferg) XIe siècle
« Torger Toke’s son raised this stone in memory of Mule, his brother, a very good þegn ».

Âge de fer – Musée National de Copenhague

A l’instar de l’exposition sur les Vikings, la visite était gratuite. (J’ai pu lire sur certains sites que c’était payant : oui et non. Vous pouvez choisir de payer : vous serez prioritaires pour entrer. Vous pouvez aussi choisir de ne pas payer : vous ferez la queue et attendrez qu’il y ait suffisamment de place dans l’exposition pour que le gardien vous fasse rentrer. Ce n’est pas comme en France où les salles sont très vites bondées et où on se marche sur les pieds. Là bas, ils attendent que des gens sortent pour en laisser entrer d’autres, billets ou pas billets. Dans ce cas, allez-y plutôt le matin. 🙂 )

Par contre, les explications étaient parfois uniquement en danois, notamment pour les petites pièces exposées. :/

PHOTOS PERSONNELLES, MERCI DE NE PAS REPRODUIRE SANS AUTORISATION.

Un squelette d’auroch

Bijoux. L’entrelac sur la broche au premier plan me fait penser au cœur de Hrungnir.

Perles, ornements divers. La finesse du travail est impressionnante.

Une vitrine présentant tout un amas de colliers en ambre. Ils n’auraient pas l’air incongru si on les portait aujourd’hui…

Des casques de l’Âge de fer… non ce n’est pas une blague. J’aurais bien aimé en apprendre un peu plus sur eux, malheureusement, aucune info en anglais :/

Bog-peoples et sacrifices humains : sacrifices à Frigg ?

En visitant la section préhistoire du Musée National de Copenhague (d’ailleurs au passage, l’entrée est gratuite, y compris l’expo Viking… ca fait rêver quand on voit les tarifs pratiqués en France…) j’ai eu l’occasion de voir plusieurs « bog-peoples ». Des personnes retrouvées dans la boue et dont les corps sont parfaitement conservés. D’autres corps n’ont pas été aussi bien préservés et il ne reste que des squelettes.

Il y a une pièce spéciale qui reproduit l’ambiance des marais, grâce à des jeux de lumières, d’images et de sons. Dans cette pièce il y avait deux corps, dont l’un était celui d’une femme enveloppé dans un plaid jaune et brun à carreaux. Ses vêtements auraient encore pu être portés aujourd’hui, à peu de chose prêt. Je ne l’ai pas photographié, par respect. Ca fera peut-être sourire certains, je m’en fous. Sur le mur, il y avait un texte, en danois et en anglais, « Je suis un don » [je le traduirai et posterai plus tard.] L’énergie de la pièce, des corps et le texte donnaient quelque chose de très intense, particulier. Je ne suis pas restée très longtemps.

Je suis allée creuser un peu le bouquin de Britt-Mari Nasström, Freyja – The Great Goddess of the North, notamment le chapitre The Bog-Corpses. Il ressort de cette lecture que la datation des corps n’est pas chose facile (après, il date de 1995, les technologies a évoluée donc certaines affirmations sont sûrement à relativiser). Parmi ces corps, un grand nombre ont été victimes de mort violente (ce qui de mémoire n’était pas le cas de la femme exposée au Musée de Copenhague), seule une petite partie d’entre eux seraient morts noyés. Elle explique (en citant le danois P. Glob) ce qui permet d’affirmer qu’il s’agit là d’une mort rituelle : (un certain nombre de ces corps pouvant avoir été des condamnés à mort ou des noyades accidentelles)

– la jeunesse et la bonne santé de ces corps : une personne malade ou âgée n’aurait sans doute pas été considérée comme une offrande acceptable.
– les conditions dans lesquelles ils ont été retrouvés : la coiffure compliquée de l’une des femmes, les objets rituels, et le fait que le corps n’a pas gardé de trace d’une vie particulièrement rude, ce qui aurait pu indiquer qu’ils étaient « préparés » et « réservés ».

Certains spécialistes, comme Régis Boyer (de mémoire) ont émis l’hypothèse que ces corps retrouvés au Danemark et dans le Schleswig-Holstein aient pu être des sacrifices à Frigg, (note : ceci étant je ne crois pas me souvenir de l’avoir lu texto, peut-être dans les notes de bas de page des Eddas publiés chez Fayard, mais je n’en suis pas sûre) un des connecteurs étant le nom de la demeure de cette dernière, Fensalir, soit Salle des marécages.

Dans le chapitre Human Sacrifices, il est plutôt fait état (toujours par P. Glob) de sacrifices probable à Nerthus, comme Terre-Mère requérant des offrandes pour continuer à être fertile.  Dans son livre, Britt-Mari Nasström met en lien Nerthus et Freya, je ne pense pas qu’il soit pertinent de suivre cette piste pour rattacher Frigg aux sacrifiés, même si les connexions entre ces deux déesses sont très intéressantes.

En revanche, et ceci est une interprétation tout à fait personnelle -c’est peut-être une bêtise- mais outre le lien entre le lieu des sacrifices et le nom de la demeure de Frigg, je trouve que relier les sacrifiés à cette déesse est relativement pertinent pour différentes raisons.

* En lisant l’entrée sur Fensalir, John Lindow dit qu’il n’a aucune idée de la raison pour laquelle Frigg demeure au milieu des marais « bien qu’ils soient l’endroit d’un culte lors du retour du printemps ». Le culte, le sacrifice, le lieu où se situe son palais… un maigre « plus » qui vient de s’ajouter. Au niveau du culte, toujours d’après John Lindow, il y a un certain nombre de lieux portant le nom de Frigg, ce qui est la plupart du temps la marque d’un culte (étonnamment d’ailleurs, assez peu de noms portent le nom d’Odin, indication qu’il était surtout craint, mais que Thor et Freyr avaient plutôt la côté, contrairement à lui).

* Frigg est parfois surnommée All-Mother (Mère de Tout) et bien que ce ne soit pas ses uniques fonctions, elle reste connectée à la fonction maternelle, par exemple au niveau protection. Elle est la fille de Jörd (Fjörgyn) : Jörd est la première femme (je crois que Sturluson dit juste « concubine ») d’Odin : on peut y voir une sorte de « raffinement » de la société, comme les vanes liées aux fonctions de fertilité etc, et les Ases, déjà plus « intellectualisés ». Connecter Frigg à la Terre-Mère n’est donc pas complètement absurde, même si les fonctions de cette déesse se sont développées ; c’est un processus qui n’est pas sans m’évoquer, outre l’évolution mythologique, l’évolution de la figure d’Odin.

* Je radote mais je m’en fous : je trouve quand même significatif et intéressant le couple que forment Odin et Frigg. D’abord, comme dit dans un article précédent, je trouve qu’ils ont une dualité « force omnisciente » et « force agissante ». Ensuite Frigg est la gardienne des liens sociaux ; Odin posé en tant que « régulateur » des Ases : on a une sorte d’expression pouvoir interne et pouvoir externe, ce qui se passe dans la maison et à l’extérieur de la maison.   [Note : On dit souvent que Odin est le « chef » des Ases, c’est pour moi une notion qui est vraiment à nuancer et à remettre en contexte, j’ai l’impression que c’est une image faussée qui vient de la mise à plat de toutes les mythologies : on finit par vous dire que Zeus et Odin, c’est pareil. Non.] Concrètement, je crois que le seul dieu pour qui les sacrifices humains sont avérés, c’est Odin. Je trouverais donc plutôt significatif que les deux aient eu des sacrifices humains.

D’autant que nous n’avons pas vraiment d’exemple « vivant » de ce que signifiait « gérer la maisonnée » dans ce temps là : aujourd’hui, on est dans la majorité des cas répartis en « ménage » (suivant l’INSEE) d’une, deux, trois…. parfois sept personnes. Très rarement plus. Je n’ai pas les données d’une maisonnée type disons dans la Scanie ou la Seeland du VIIe siècle, mais cela comprenait une tripotée de personnes. Et la gestion des stocks ne se réduisait pas à la nourriture : tout était fait à la maison. Que l’on veuille s’assurer de ne manquer de rien et de passer la mauvaise saison sans trop d’encombre et que l’on fasse un sacrifice pour cela ne me semble incohérent comme hypothèse.

Expo Viking, Musée National de Copenhague

Nous avons été passé quelques jours au Danemark avec Ulvaten, et à Copenhague, se tient actuellement l’expo Viking (jusqu’au 17 novembre 2013).
Voici quelques photos de l’exposition, par contre, je suis désolée, je n’ai pas pensé à noter la description de chaque objet (ou à la prendre en photo). Il n’y a donc pas toujours de descriptifs -en tout cas pertinents, pardon pour le côté Master of Obvious de certaines. Pour voir l’image dans d’autres tailles, cliquez dessus.

PHOTOS PERSONNELLES, MERCI DE NE PAS COPIER OU REPRODUIRE SANS AUTORISATION.

Ornements de costumes, perles, broches.

Bracelets, bagues, bractéates (au fond une épée)

Le collier est un ornement funéraire féminin. Vers 1050-1100, Kjuloholm, Kjulo, Finlande.
Les bagues datent du IXe siècle et ont été trouvées au Danemark, dans le Jutland.

Pointes de lance.
Celle du haut a été trouvée en Angleterre et date du XIe siècle (58cm).
Celle du milieu, en fer et en argent a été trouvée en Angleterre (pas de datation, 38 cm).

Crâne d’homme (900-1050) ayant les dents limées trouvé dans une tombe à Kopparsvik, dans le Gotland (Suède). On ignore pourquoi il avait les dents limées de la sorte, mais de nombreux crânes présentant la même particularité ont été trouvés. L’hypothèse que ce soit une distinction pour certains marchants ou guerriers à été soulevée.

L’ancêtre des ciseaux et un anneau avec des marteaux de Thor, Xe siècle (fer et cuivre).

Epées -non sans blague- (entre le IXe et le Xe siècle)

Epée à double tranchant, portant l’inscription VLFBERHT (on est bien avancé), 800-950. Peltomaa, Häme, Finlande.

Contrairement à l’imagerie populaire répandue notamment au XIXe siècle, les casques vikings n’étaient pas pourvus de cornes ou d’ailes.

Pointe de lance avec incrustation d’argent, XIe siècle, Tampere, Finlande

Reconstitution de costumes (de mémoire du XIe siècle)

Figurine représentant probablement Odin sur Hlidskjalf, avec Hugin et Muninn. Le lien entre Odin et la magie féminine (seiðr) peut expliquer le fait qu’il porte des vêtements féminins. L’hypothèse que cette figurine pourrait représenter une völva a également été soulevée. (800-1050, Lejre, Seeland, Danemark)

Tambour rituel (impossible de retrouver mes notes à son sujet, ouin)

Amulettes avec le marteau de Thor, à peu près à l’époque de la Christianisation.

Cette représentation peut être interprétée de différentes manières : valkyries, nornes ou disir ? Style scandinave, IXe-Xe siècle, Pologne.

A droite : coupe en argent, datant de la première moitié du Xe siècle, retrouvée à Lejre au Danemark. Elle était probablement utilisée lors de banquets mais aussi sans doute dans un but rituel. La figure féminine qui y est gravée ressemble à une autre figurine représentant Freya (celle de gauche)

Les objets de ce type pourraient avoir été utilisés comme baguettes pour des usages magiques. Celle de gauche a été trouvée en Suède. Celle de droite date du Xe siècle, Seeland, Danemark

Les objets de cette image ont été retrouvés enterrés avec la « femme de Fyrkat », qui était probablement une völva. Elle mesurait à peu près 1.70m. Ces objets montrent qu’elle était une personne inhabituelle et pratiquait la magie.

Pierre du VIIIe siècle, Broa, Gotland, Suède.

Reproduction moderne d’anciennes pierres runiques.

Idem

Je ne ferai aucun commentaire :p