Autel à la Cailleach

J’ai rêvé de la Cailleach cette nuit. Je crois que c’est la première fois que ca m’arrive. Elle se tenait au milieu du petit carrefour à trois voies, celui qui est situé au nord, devant nos fenêtres. Le carrefour était enneigé et la Vieille était debout, vêtue d’une grande cape bleu très foncée ou noire, un bâton à la main et un symbole bleuté sur le front. Quelqu’un était avec elle mais je ne sais plus qui, je n’ai pas vraiment regardé. J’étais debout, derrière la fenêtre et elle me faisait signe de la rejoindre. Je me suis réveillée pour la seconde fois de la nuit après cette image.
D’habitude, elle n’est pas aussi explicite quand elle revient. Cet après-midi, j’ai réaménagé mon autel. Je suis allée faire un tour dans l’espèce de parc où je vais d’habitude pour déposer mes offrandes. J’ai ramassé des branches de pommier, de la mousse. En rentrant, un agent municipal qui passait à vélo dans le parc est venu me parler. Je lui ai dit que j’avais ramassé les branches par terre, comme elles avaient été coupées. Il m’a dit en riant qu’il savait bien et m’a demandé ce que je comptais en faire, pourquoi je ramassais ca. Je lui ai dit que c’était pour Grand-Mère Hiver (pour simplifier) et il m’a demandé comment cela et pourquoi. J’ai expliqué rapidement deux ou trois trucs. Il m’a dit « Ah c’est bien. C’est beau en tout cas. Bon après-midi Madame. » Ca m’a un peu étonnée mais je commence à avoir l’habitude : j’ai l’impression que dans le fond, les gens sont plus ouverts aux « bizarreries » qu’on ne pourrait le croire. Tant qu’on reste soft et/ou qu’on y va doucement du moins. Peut-être que dans le fond, c’est aussi plus simple pour nous de catégoriser « les autres » comme des gens obtus incapables de comprendre. Ca ne veut pas dire qu’il n’y en a pas, mais dans l’ensemble, je pense que la ligne moyenne est plus floue qu’on ne le pense.

Je ne partage pas systématiquement les photos de mes autels, certains sont trop personnels, ca dépend des périodes.

Comme offrandes, entre autre, parfois je lui offre une louche de soupe maison (pour le côté classe, on repassera mais ca « marche »), parfois un petit verre de whisky, du lait, de la guiness. Des pierres ramassées, des plumes quand j’en trouve. Des baies. Des pommes. Une part de plats anglais cuisinés maisons. Des perles de verre.

Autel à la Cailleach

Autel à la Cailleach

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La Cailleach, qui est-elle ? En quelques mots…

Cet article est une simple présentation de La Cailleach, qui est une déesse extrêmement complexe, aux visages et aux fonctions multiples. Les différents aspects évoqués ici seront bien sûr détaillés par la suite, mais chaque chose en son temps.

La Cailleach est une déesse issue de la mythologie celte dont on retrouve les occurrences dans différentes régions des Îles Britanniques.

Le mot cailleach vient de caillech, qui signifie La Voilée en gaélique ancien. Le terme actuel, cailleach, signifie Vieille femme ou Vieille sorcière.
Il serait plus exacte de parler des Cailleach, au pluriel, tellement ses appellations sont nombreuses, variant en fonctions des régions, ce qui pourrait signifier ce que ce nom était utilisé pour désigner des déesse locales liées à la souveraineté.

Son aspect est effrayant : elle est représentée sous les traits d’une vieille sorcière à la peau bleue, aux traits émaciés. Elle est la personnification de l’hiver -tandis que Bride est associée au printemps- et du grain, on dit que chaque fois qu’elle frappe le sol, il se couvre de neige. Déesse du changement, du temps, des animaux sauvages, de la souveraineté. Ambivalente, elle est en même temps une Ancienne et une Déesse Mère.

Par bien des aspects, elle est très proche de la Morrigan : comme elle, elle est liée aux landes et à la terre et elle apparaît souvent dans des histoires où il est question d’essayer de séduire un héros, hormis le fait que la Cailleach conserver son apparence effrayante. Elle est également liée aux sources, aux cascades et aux rivières et on dit qu’elle est la gardienne des puits.