[Odin Project #30] Bilan & Fin.

Le mois de novembre se termine, et avec lui le Odin Project. Je ne pensais pas arriver au bout, pas plus que l’an dernier. Peut-être même encore moins, parce qu’en écrire certains d’entre eux a nécessité pas mal de temps, pour vérifier les sources, faire le tri dans les idées qui valsent dans la tête.
Comme l’an dernier, je sens que certaines choses ont évoluées. A cette date l’an dernier, je ne connaissais pas beaucoup la mythologie nordique. Je n’avais jamais lu les Eddas (à part quelques bribes par ci, par là, comme le Runatál ou en diagonal sur un encodage ebook mal foutu sur mon PC) par exemple. Les quelques trucs que je connaissais étant éparses, une sorte de vaste foutoir que j’étais incapable d’organiser et de retenir, de structurer.
De manière amusante, en un an, je suis tombée par hasard et grâce à une amie en particulier, sur toutes sortes de ressources. Mis la main sur des bouquins. Me suis procuré les Eddas. En français. Puis en anglais parce que j’avais envie de pouvoir comparer les traductions. Aujourd’hui ca me fait rire de me rappeler qu’un an seulement, pas mal de choses m’étaient totalement inconnue. Pourtant, je n’irais pas prétendre que je m’y connais « bien ». En fait, paradoxalement, j’ai surtout mesuré ce mois-ci tout ce que je n’étais pas encore capable de saisir, de comprendre. De la somme considérable de tout ce qu’il me reste à apprendre, à explorer. Des interconnexions complexes entre les déités, l’histoire des pays scandinaves, leurs langues, les différents ajouts et modifications, les interprétations faites au fil du temps par les spécialistes. En fait, je pense qu’une vie entière ne suffit pas, et que le « tout » reste inaccessible. Parfois je vais me coucher avec la sensation d’avoir le cerveau qui fume. Et en écrivant ou en cherchant une info précise, dans un but précis, on se rend compte que juste au moment où on pensait avoir un semblant de base, on est en fait avec trois cailloux à la con sous la semelle. Il y a l’Everest. On voudrait le gravir. On pense avoir fait un dixième du chemin quand on regarde en bas et que, ah non, on est juste un sorciéron monté sur une caillasse. Que l’Everest c’est le machin devant nous dont on ne peux même pas voir le sommet. Mais comme le sorciéron est têtu et passionné, il se dit qu’il va essayer quand même. Parce que ca le fait triper, comme les volcans quand il avait huit ans et qu’il passait ses journées à emmerder le mondes avec la classification des types de laves, et qu’il retenait des larmes de déception quand des adultes, croyant lui faire plaisir, lui avait offert un livre pour enfants sur les volcans pour son anniversaire. Croyant le réjouir avec un beau livre illustré quand il aurait souhaité un livre scientifique. Mais il paraît qu’il était trop jeune…

Aujourd’hui, rien à foutre : je ne dépend plus du bon vouloir des adultes pour acheter des livres, et j’ai la chance d’avoir un entourage qui en plus m’encourage. 🙂 Peut-être que je changerai. Peut-être pas. On verra.

Il y a un an, ce blog a vraiment commencé à se remplir, je ne m’attendais à rien, et surtout pas à en être là où je suis aujourd’hui, y compris spirituellement parlant. Mais ca me va. L’aventure est belle ; elle me plaît. Avec ses joies et ses difficultés. Avec ses doutes. Avec ses avancées.

Tout a une fin, et pour décembre, je prend en quelque sorte une pause de ce blog. Je posterai le rappel pour le projet de janvier (qui sera moins demandeur niveau travail personnel). Ce projet aura bien lieu, après on verra. Dans la même optique, je ne terminerai très probablement pas le Pagan Blog Project, en tout cas pas avant 2014. Un temps pour chaque chose, et là le moment pour d’autres apprentissages et travaux est venu.

Auteur inconnu

[PBP] F – Futhark

Note : cet article ne traite que de la divination et des énergies des runes, j’essayerai de faire un jour une autre partie sur les utilisations magiques des runes

Première(s) rencontre(s)

Ma première rencontre avec les runes… et en le relisant, gros « hum, pardon les conneries ». « Le rune » mais lol… source Le monde des alphabets, paru en 1998

Je ne me souviens pas précisément du moment où j’ai fait la connaissance des runes : il me semble que cela remonte bien avant ma découverte du paganisme. J’étais passionnée par les alphabets anciens, les langues et les codes secrets et on m’avait offert un livre dessus quand j’étais au collège (je devais avoir aux alentours de 13 ans). Je passais des après-midi à essayer de comprendre les glyphes maya, en piquant des crises de rage parce que je ne pouvais pas lire ce qui était marqué, et quand je lisais que les savants n’avaient pas réussi à toutes les déchiffrer. Ca me mettait dans une colère noire de penser que tout avait été détruit et que nous étions maintenant privé de cette connaissance. Bref. Dans ce livre, il y avait aussi l’alphabet cyrilliques et les runes, et je m’étais mis à les apprendre tous les deux, pour pouvoir m’en servir pour écrire sans que l’on comprenne. En 3e, avec une amie, nous échangions nos petits mots comme ça, parfois en mixant les deux alphabets pour être certaines que personne ne pouvaient comprendre.
Je pensais à l’époque que plus personne ne savaient les utiliser, qu’elles étaient désormais inutiles et cela me rendait triste. Je me disais qu’un jour, j’aimerai les comprendre comment elles étaient utilisées, pourquoi. Pourquoi elles avaient disparues (puisque c’était ce que le livre disait).
Et puis j’ai un peu grandi et j’ai eu d’autres sujets de préoccupations. Quelques années de creux avant qu’elles ne reviennent un jour, mentionnées dans des livres. J’allais à la bibliothèque de ma fac et je cherchais les livres dessus (j’étais dans une fac avec un département nordique).

Le début du travail avec les runes

Ce n’est qu’en rencontrant la personne qui est devenue par la suite ma meilleure amie que j’ai commencé à travailler avec. Je me souviens de la tonne de recherche que j’ai fait à cette époque, puisque ce n’est qu’à ce moment que j’ai eu internet chez moi (et que je me suis rendue compte que, ô miracle, je n’étais pas toute seule, cela parait fou dit maintenant).

Je les ai d’abord synthétisées, comme on le voit souvent. Fehu = le bétail etc. Je me suis mise à lire deux ou trois trucs de mythologies nordiques, mais je ne faisais pas le lien. Je travaillais avec elles de manière désincarnées, on peut dire. C’est triste à dire, mais pour moi, c’était un outil de divination et un système d’écriture. Point. Je les ai appris relativement vite et j’ai commencé à essayer la méthode conseillée par Freya Aswynn : dessiner les runes sur des gâteaux et les manger. Cela n’a jamais donné grand chose pour moi : à la fois parce qu’avec le recul je pense que la façon dont nous souhaitons approfondir la compréhension d’un système dépend de notre personnalité, et parce que de toutes façons, je ne voyais pas le lien avec les mythes et encore moins avec Odin (je ne vais pas revenir sur la question des rapports entre le Vieux et moi, j’en ai déjà parlé) cela me gonflait qu’on me dise que je ne pouvais pas les comprendre si je les sortais du système : j’estimais me débrouiller très bien avec, que je m’intéressais suffisamment à la linguistique et à leurs significations, et basta. Puis j’ai découvert les oghams, et je me suis mis à mieux les comprendre que les runes, que j’ai laissé de côté niveau divination pour ne les employer que dans des travaux magiques.
Quelques années plus tard, j’ai testé les fameuses « positions runiques » décrites par Edred Thorsson avec Ulvaten. Cela faisait un moment que je n’avais plus remis la tête dedans, et je me souviens d’ailleurs m’être trompée de rune, confondant Ansuz et Fehu (bravo). Toujours est-il qu’à part des crampes dans les bras et des fous rires, cela n’a pas du tout été concluant comme expérience, cela nous a vite gonflé et on a laissé tomber.

Méthode de travail personnelle

J’y suis revenue « vraiment » l’an dernier, après plusieurs années de haut et de bas à tenter de creuser la question plus profondément, et il m’est alors venue en tête une idée.
M’inspirant des principes du journal créatif, je me suis plongée dans l’étude des runes de la manière suivante : d’abord un travail sur le souffle, en m’imprégnant de l’énergie de la rune et en la chantant. Ensuite une méditation/voyage. Noter les rêves qui se présentent et leurs significations, et puis dessiner la rune telle que je la ressens. Sans chercher à étudier le concept ou relire les travaux d’autres auteurs en parallèle.
Au départ, je publiais les dessins sur mon blog perso, et puis très vite c’est devenu trop personnel pour que j’ai envie de le partager, même avec des ami(e)s (j’en ai partagé un pour l’occasion).
Je me suis rendue compte que les rêves que je faisais étaient systématiquement en lien avec la rune étudiée, et que des connexions entre les différentes runes se faisaient, alors que je n’y aurais jamais pensé auparavant, des utilisations magiques pas forcément toujours citées. En tout cas, cette méthode est la plus pertinente pour moi : cela ne veut pas dire que, intrinsèquement c’est la meilleure, mais en tout cas, c’est celle avec laquelle j’ai les résultats les plus concluants.
Le plus flagrant, c’est que toutes sortes de choses se sont débloquées suite à ce recommencement d’apprentissage ; en parallèle, je me suis plongée dans l’étude des textes, et il faut bien reconnaître que cela n’a absolument rien à voir avec des fiches de présentation de chaque rune. Je ne sais pas si c’est le fait de commencer à avoir de la « reconnaissance » de leurs background respectifs qui a fait que j’ai mieux compris certaines subtilités, ou si c’est le fait de les étudier de manière « organique » qui m’a amenée à considérer ce background comme quelque chose de primordial, mais le fait est que l’angle d’étude a considérablement évolué.

Divination runique ?

Je ne sais plus trop quoi penser de ces histoires de divination par les runes. D’un côté, cela donne indéniablement de « bons » résultats (suivant les cas) et même s’il n’est pas historiquement avéré qu’elles servaient à la divination, nombreuses sont les personnes qui le font aujourd’hui et nos pratiques ne sont pas celles des premiers siècles. De l’autre, je comprend ceux pour qui les runes ne sont pas un outil de divination. Elles ont vraiment une énergie et une histoire particulière et si je l’ai beaucoup fait à une époque, l’idée de me lever le matin et de piocher « la rune du jour » me laisse plus que perplexe aujourd’hui. Je reconnais ne pas avoir d’attitude stable à ce niveau là (après avoir été un peu casse-couille cet automne à ce sujet), bien que je tende à réserver le tirage des runes pour des cas particuliers ou quand la question est en adéquation avec certains travaux ou certaines personnes. Ceci étant, étant donné la quantité d’imbécilités que j’ai faites dans le passé (et pas seulement avec les runes, hum), je ne me vois pas trop donner d’avis péremptoire sur la question et je préfère laisser chacun réfléchir à ce qu’il souhaite faire.

L’énergie des runes

Les runes possèdent des énergies vraiment particulières, propres à chacune : pour cette raison, je trouve qu’il est souvent plus efficace de faire ses recherches et un travail personnel pour ensuite mieux les comprendre : certaines nuances, certaines indications peuvent être très personnelles et ne pas se retrouver forcément partout. Quand je tire les runes, je serais souvent bien en peine de mettre le tirage par écrit en le résumant. Parce qu’elles ne sont pas résumables à des significations précises. Tirer « laguz » et dire, « c’est la rune de l’eau, de l’inconscient » n’est pas toujours pertinent : je sais qu’elle apparait parfois pour désigner des cycles temporels, mais des cycles liés à l’évolution personnelle, pas forcément aux saisons ou à une durée calendaire. C’est un peu si on se branchait sur un canal particulier, et que chaque rune venait murmurer son histoire, son message à l’oreille. Dans le même ordre idée, je tire rarement une nombre de runes précis quand j’ai besoin d’expliquer une situation ou de creuser une piste. Je me contente de demander aux esprits des runes si l’un deux à quelque chose de spécial à me dire, et là commence l’histoire. Comme dans les histoires écrites, parfois il y a une introduction et une mise en situation, et parfois tout commence directement, in medias res. Parfois, la réponse possède même un « style » particulier, exactement comme celui d’un écrivain : j’ai refait récemment l’expérience suite à un changement qui m’a beaucoup perturbée, et je me suis retrouvée à 4h30 du matin, assise devant l’autel, à écouter l’histoire, jusqu’à ce que Perthro tombe, indiquant ici « suite dans le prochain tome à paraître ». Comme il n’est la plupart du temps pas encore écrit, je sais que ce que je vais faire, les tressaillements qui seront engendrés (par moi aussi bien que par d’autres) seront peut-être très différents.

Chaque rune possède plus ou moins son caractère, et elles n’interagissent pas exactement de la même manière avec tous le monde. On s’entend bien avec certaines, avec d’autres, c’est parfois plus difficile. Il peut, à mon sens, même arriver que certaines runes très positives dans les tirages d’une autre personne soit plutôt mauvais signe dans le sien. Ce n’est pas quelque chose de figé : il y a des runes qui me crispaient il y a dix ans et avec lesquelles cela va aujourd’hui, et vice versa. Il y a des runes qui parfois, me font juste l’effet d’une blague énorme genre « Ha ha ha ha ! See you next time. Ha ha ha ».

Cela se complique quand on fait des tirages pour une autre personne, parce qu’il faut distinguer ses relations personnelles, et ce qu’elles vont exprimer à l’autre personne : il faut arriver à savoir si l’on est qu’un simple « canal » et que la réponse est directement liée à autrui (ce qui arrive souvent quand l’autre personne connaît aussi les runes) ou bien si c’est à vous que l’on parle. Ce n’est pas toujours simple et il n’y a pas de règle précise et absolue. Il arrive qu’une personne ne connaisse rien aux runes et que pourtant, la réponse lui soit directement adressée.

Qui parle ?

C’est un peu le même type de « problème » par rapport à Odin : parfois j’ai l’impression que chaque rune parle dans une langue et sur un registre différent, et qu’il faut effectuer une traduction simultanée de chaque signal. Parfois, quand on teste plusieurs signaux pour une même rune, le message sera complètement différent, et pourtant chacune des réponses demeure pertinentes. Ce n’est que mon ressenti, bien sûr, et il vaut ce qu’il vaut, mais parfois c’est lui qui répond, parfois les runes directement, et si demander un angle pur décrypter la réponse aide parfois, il faut dire que parfois on vous laisse vous démerdez -en se marrant un bon coup à vos dépend en prime quand vous pédalez dans la semoule.

A – Apprentissage

Je participe cette année au Pagan Blog Project 2013. J’avais beaucoup aimé l’idée et suivi celui de 2012. Cette année, je l’ai rejoint. J’ai eu un peu peur parce que j’écris en français (je ne suis pas encore à l’aise à l’idée d’écrire dans mon mauvais anglais et enrichir la sphère française est aussi important à mon avis) mais j’ai été chaleureusement encouragée à le faire. D’ailleurs, merci. J’essayerai d’être le plus claire possible et de ne pas employer trop d’argot pour que celles et ceux qui utilisent un traducteur en ligne ne soient pas trop pénalisés.

Nous ne cessons jamais d’apprendre dit-on. C’est un cliché couramment utilisé, et je le trouve à la fois vrai et faux. Vrai parce qu’effectivement, l’apprentissage n’est pas une étape de transition, un pré-recquis, mais une base, un chemin sur lequel nous marchons. Et faux parce que c’est moins le contenu, ou même la méthode utilisée qui est susceptible de nous apprendre quelque chose : ce sont les raisons pour lesquelles nous choisissons -ou pas- d’apprendre quelque chose et notre comportement par rapport à cet apprentissage. Plus exactement, il est vrai que nous apprendrons de toutes façons quelque chose, peu importe le moment, les motivations ou la manière dont nous l’abordons, mais si on le fait de manière mécanique, parce qu’on nous a dit de le faire, parce que nous sommes obligés de le faire, il y a fort à parier que cela reste un apprentissage de surface qui ne nous nourrisse pas, et au final, nous pensons apprendre alors que nous sommes juste en train de nous perdre, et parfois il faut du temps pour réaliser qu’en agissant ainsi, nous n’apprenons rien. Ce n’est qu’une fois que nous l’avons compris que l’expérience peut revêtir son importance et que l’apprentissage en tant que tel recommence.

Pour résumer, la méthode ou le chemin sont importants, mais ne s’attarder que sur ces aspects peut s’avérer être un leurre. Se demander pourquoi nous désirons emprunter cette voie, et comment nous souhaitons l’emprunter nous révèle ce que nous sommes ; nos motivations intérieures, la voix de notre ego, nos peurs, nos succès et nos échecs : pourquoi sommes-nous fiers de cela ? Et pourquoi avons nous honte de cela ? Si les réponses ne sont pas claires, si nous ne les assumons pas (il n’y a pas, à mes yeux, de bonnes ou de mauvaises raisons d’entamer une démarche. Il faut juste être honnête des raisons pour lesquelles on veut les entamer : soit on est honnête, soit on ne l’est pas. Si vous ne l’êtes pas, vous risquez peut-être de vous priver de choses plus utiles à votre cheminement, peu importe les arguments que vous avancerez pour vous convaincre de son bien-fondé. Si vous l’êtes, et bien même si la majorité des gens ne sont pas d’accord avec vous, vous pourrez peut-être découvrir quelque chose d’utile, peu importe où cette découverte vous emmène.)
De tous les points de l’apprentissage, le but est sans doute le moins révélateur en définitive, contrairement à ce que l’on tente de nous faire croire dans la société actuelle. C’est comme de bander son arc et d’encocher sa flèche pour atteindre une cible : on se concentre au maximum, on respire, on s’aligne et on décoche sa flèche. Parfois elle atteint sa cible. Parfois, sans que l’on puisse toujours comprendre pourquoi, elle dévie de sa trajectoire et part se ficher dans une autre cible. On peut être furieux, mais en allant la retirer, parfois, on se rend compte qu’elle a atteint exactement la cible qu’il nous fallait, sauf que nous ne voulions pas le voir. Cela ne signifie pas que nous sommes mieux ou moins bien que les autres. Ni que nous sommes forcément très différents, cela signifie juste qu’il nous faut accepter l’existence de cette cible. Cela m’est arrivé avec la recherche de ma déesse patronne : je voulais absolument la découvrir, parce que ca m’intéressait, peut-être aussi pour faire comme tout le monde. Et en décochant ma flèche, elle est parti ailleurs et j’ai découvert autre chose. Même si j’ai eu beaucoup de mal à l’accepter, c’est un fait, cela ne veut pas dire que je n’ai pas de déesse patronne ou que j’en ai forcément une. Cela signifie surtout qu’il y a autre chose qui, dans mon cas, doit être pris en considération et accepté pour que je puisse poursuivre ma route.