[PBP] U – Quand nous « updatons » certaines relations

"Under the Veil" par Patricia Ariel

« Under the Veil »de Patricia Ariel © 2013
(avec son aimable permission)

Pardon pour l’anglicisme, je triche un peu avec la lettre U du Pagan Blog Project

Aller consciemment à la rencontre d’une déité, c’est bien, mais dans les faits, elle ne vous doit rien, et elle ne vous répondra peut-être pas. Je l’ai déjà expliqué à plusieurs reprises, notamment dans Se faire jeter par une déité (et l’exemple principal cité est plutôt ironique maintenant). La plupart du temps, cela n’a rien de personnel.

Parfois, je ne dirais pas que c’est personnel, parce que ce n’est pas « contre » vous, mais cela peut indiquer soit qu’il y a d’autres voies par lesquelles il est nécessaire que vous passiez avant, ou parce que vous avez une certaine vision préformatée de cette déité. Ce qui peut arriver quand on lit trop les fiches de présentation des déités, malheureusement souvent lacunaires, trop généralistes et répétitives à force de se baser sur les mêmes sources. En résumé, on finit par avoir une sorte de « perception sociale » de telle ou telle déité plutôt que d’essayer de se faire notre propre opinion, parce que c’est plus facile, parce qu’on a plus ou moins d’affinités avec, parce que l’on risque de devoir se remettre en question, parce qu’on a pas envie de faire comme tout le monde, parce que…
Il est vrai que nous avons tous plus ou moins des déités qui nous « attirent » plus que d’autres, et que plus on essaie de creuser, plus les liens se complexifient, l’ensemble devenant de plus en plus subtiles, comme un château de cartes. Pour peu que des personnes travaillent avec plusieurs panthéons, il est humainement compréhensible que l’on ne puisse pas faire des recherches approfondies sur toutes les déités qui les composent.

Par le passé, j’ai mentionné plusieurs fois que je m’étais pris une crampe de la part de Freyja. A la fin du Mois pour Frigg, il s’est passé quelque chose qui m’a laissé perplexe sur le coup, quelque chose que j’ai mis du temps à voir. Freyja s’est pointé. Des rêves, d’autres signes, et trois fois le même lapsus énorme dans la journée, devant des témoins-ciéron qui m’ont gentiment charrié.
J’ai traîné des pieds, parce que j’étais convaincue que j’allais encore me prendre une porte. En soit, se prendre une porte, ce n’est pas grave, mais quelque part, cela devait faire mal à mon égo. « Arrête de projeter, ferme ta gueule et vas-y » m’a dit celle-ci. J’y suis donc allée.

Je ne me suis pas fait jetée, mais effectivement, il y a eu une remise de pendule à l’heure, bien comme il faut.

Effectivement, je dois avouer que, même si je savais intellectuellement que Freyja était une déesse très complexe, j’avais et j’ai toujours des préjugés sur Elle, alors que ce n’est pas approprié. Plutôt que d’essayer de faire un réel effort, je l’avais ni plus ni moins rangée dans la case dans laquelle on la place le plus souvent : déesse de l’amour, de la liberté, de la sexualité et aussi -en arial taille 10 tout en bas- comme une déesse liée à la guerre. Et aussi parce qu’elle est une déesse très connue, ou plutôt, dont le nom circule beaucoup, je l’avais rangé de côté, peut-être parce que j’ai un gros côté « hipster pagan ». C’était en partie conscient, en partie inconscient. Mais toujours est-il que, si je l’avais honoré une fois ou deux, je n’ai pas fait l’effort d’aller me faire mon avis par moi-même et de réfléchir plus sérieusement sur elle, comme je l’ai fait avec Odin ou Frigg (pour ne citer qu’eux). Ce n’est pas surprenant que ce soit arrivé à la fin du mois d’août, après avoir parlé de Frigg et Freyja dans quelques articles. J’en étais restée à des conclusions et à des visions adolescentes, sans les faire mûrir, sans évoluer, sans rester ouverte d’esprit.

Est-ce que ca fait mal ? Disons que ce n’est pas très confortable, et que ça, plus d’autres choses que je ne développerai pas, vous vous sentez un peu piteux et pour être honnête, vous ne l’avez pas volé.
Dans ce cas de figure là, que faire ?
Présenter ses excuses et reconnaître les faits/se regarder en face sans chercher à se justifier dans un premier temps.
Se remuer pour faire ce que l’on vous demande dans un second temps.
Et ensuite ? Ne pas passer trente-six ans à se flageller, c’est inutile et pleurer en se regardant le nombril n’aide absolument pas, au contraire, on tombe dans un autre travers. Dédramatiser, ne pas se prendre au sérieux, rire un bon coup, retenir la leçon, et continuer à avancer : on fera d’autres erreurs, des petites ou des grandes, mais on ne cesse jamais d’apprendre. Ne plus en faire, c’est se fossiliser.

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