Des Autels, des Déités, des Connexions

Je réfléchissais hier à toutes ces histoires d’autels comme support pour honorer les Dieux (les autels ne servent pas qu’à ca, mais c’est plus précisément de ce contexte dont il est question) et pour établir des connexions avec eux.

Dans le principe, je comprend tout à fait cette histoire de dévotion et de contact avec les énergies d’une déité. Dans la pratique, c’est un peu plus subtil, non pas parce en raison d’une difficulté quelconque, mais plus simplement parce que ce n’est pas mon mode de fonctionnement.

Je pense qu’il existe autant de raisons de dresser un autel qu’il y a d’autels. Chaque autel est le reflet d’une relation particulière, d’une prière, d’un désir, d’un éclat au fond de l’âme. Ils peuvent être utile pour approcher une déité, pour se familiariser avec son énergie, pour pouvoir l’approcher. Parfois. Pas toujours. L’hypothèse qui suit ne reflète pas une vérité générale, loin de là. C’est plutôt une furieuse impression par rapport à mon parcours.
Parfois, les déités arrivent en tapinois (« l’un derrière l’autre en tapinant » comme on dirait dans Kaamelott :o) et se révèlent petit à petit tandis que nous mûrissons lentement sur l’arbre à Pensées. Parfois elles se pointent d’un seul coup sans prévenir : un rêve, une inclinaison soudaine, une intuition, un film ou un livre qui débloque un niveau caché… et hop ! Dans ce cas, on peut se sentir un peu paumé. Parfois c’est facile, le moteur tourne et on embraye naturellement. Et parfois on est comme un con derrière un volant.

Je ne sais pas comment cela se passe pour les autres personnes, mais dans mon cas, jusqu’à récemment, je n’avais encore jamais dressé d’autel dédié à une déité particulière (j’entends par là un autre autel que le principal sur lequel nous travaillons).
Je l’ai fait quand j’ai commencé à travailler avec Frigg. C’était quelque chose d’impérieux, de soudain, un équilibre étrange entre le « terriblement sérieux » et le « franchement marrant« . Ca m’a été utile même si dans ce genre de contexte, dire « c’est inutile » ou « c’est utile » paraît peu approprié en fin de compte. Disons que j’en ai retiré quelque chose. J’ai fait pareil avec Narvi et Vali. Quand je ne « connais » pas une déité, ca a un côté éclatant de remuer la Tanière sens-dessus-dessous pour essayer de faire un truc pas trop moche. Une sorte de préparation à la fête, une joyeuse cavalcade, peu importe la/les déité(s) en question.

Par contre, je n’ai jamais eu d’autels pour Loki ou Morrigan (et d’autres). Je n’en ressens pas le besoin. Si je devais utiliser une comparaison, je dirais bien que je n’ai pas plus besoin d’autel pour ressentir leurs énergies et être en connexion avec eux que d’avoir une photo de mon mari dans mon portefeuille pour le reconnaître. C’est un peu pareil pour les offrandes, ce n’est pas parce qu’on ne les place pas dans un endroit spécifique délimité suivant des pointillés qu’il n’y en a pas. D’ailleurs, des offrandes, si elles sont le plus souvent matérialisées sous des formes matérielles, peuvent prendre une multitude de formes, exactement comme les autels.
Ca ne veut pas dire que je n’en ferai jamais -il y a un sacré putain de paquets de choses pour lesquelles j’avais dit « jamais » avant de recroqueviller les orteils et de dire « eeeeuuuuuh, en faaaaiiit… »- juste que pour moi, avoir un autel ne dois jamais être un impératif, un truc que l’on se force à faire.
C’est un truc personnel, pas tellement dans le sens « visibilité », (pour certaines personnes c’est le cas, pour moi non, ou plutôt, ca dépend des fois) plutôt dans le sens « expression » : un espace de pensée, un travail de recherche, une événement vécu, un moment de lecture… Tout cela peut aussi, d’une certaine manière être un autel et/ou une offrande.

[édit : je me rend compte que je n’avais pas précisé certaines choses. À la maison, il y a en permanence l’autel « de base » qui recouvre et exprime toutes sortes de concepts. Dans l’article, je parlais plus particulièrement des autels en plus de celui de base, qui sont dédiés à une déités spécifique. Ne pas avoir d’autel du tout, oui, ca me manquerait.

]

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4 réflexions sur “Des Autels, des Déités, des Connexions

  1. je suis d’accord avec ce que tu dis…par exemple avec Aphrodite, je n’ai pas besoin d’autel pour y faire mes offrandes, pour m’adresser à Elle….
    Par contre l’autel est pour moi une offrande en soit, une manière d’agencer les choses pour plaire à Dea, lui offrir une part de moi même, et que ça soit beau, pour Elle, pour moi.Le regarder, savoir qu’il est là quand j’en ai envie, voir tout ce qu’il contient , me permet de me recentrer, et rapidement de pouvoir faire un geste , un acte face à mes Déesses, mes Dieux.
    Ce n’est pas nécessaire et obligatoire, et si ça l’est on à toutes les chances pour qu’il ressemble à rien, qu’il soit vide et stérile, mais c’est un « outil » merveilleux, une offrande, d’espace, de temps, d’encens, de lumière….avec certaines déités ça le fait, avec d’autres c’est obsolète.
    Par contre en tant que prêtresse c’est différent….je trouve.

    • Pour les autels, je distingue l’autel « de base » (ce qui ne veut pas dire pour autant mort et désolé ou obligatoire) qui sert à la pratique au sens général (et ca regroupe beaucoup de concept, pas uniquement le seul concept de « rituel ») et un autel spécifiquement dédié à une déité particulière. J’ai (nous) avons un autel de « base », et parfois il m’arrive de faire des autels à certaines déités. Après, chacun fonctionne différemment, nos pratiques sont très liées à ce que nous sommes. Je ne suis pas très démonstrative ou verbale (dans ma pratique du moins, parce que sinon c’est autre chose).

      Qu’est-ce que tu entends par « en temps que prêtresse c’est différent » ?

  2. je ne sais pas vraiment, lol, c’est pour ça que j’ai pas plus développé…c’est ce que je ressens…mais je vais faire un effort.
    je me dis que peut être, en tant que prêtresse d’un Ordre, comme par chez nous en sommes, avoir un autel fixe dédié à sa déité patronne est important….c’est un pilier de notre service, à la Déesse en question, mais également au service à la communauté.Quand tu offres un service de prières par exemple, ou quand une autre prêtresse est initiée, c’est un lieu ou tu te retrouves, ou ceux qui font appel à tes services savent que tu vas officier en leurs noms…

    • D’accord, je pense que je vois ce que tu veux dire. Je regroupe plutôt ce type d’autel sous l’appellation « autel de base » : parce qu’il est le reflet de ma pratique ou plutôt, des aspects continus de ma pratique.

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